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Quotidien des Usines

France-Tabac, menacée de fermeture ?

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Publié le

La seule usine de 1ère transformation du tabac, implantée à Sarlat en Dordogne, est dépendante de la santé des producteurs de tabac. 950 d’entre eux manifestaient hier devant l’Assemblée Nationale à Paris, pour faire part de leur inquiétude, suite à l’arrêt des aides européennes dont ils étaient bénéficiaires. Pierre Haein, directeur de France-Tabac, s’explique.

France-Tabac, menacée de fermeture ?

Trois questions à Pierre Haein, directeur général de France Tabac

Vous avez rencontré à 17 heures hier, le ministre de l’Agriculture, Bruno Lemaire, êtes-vous ressorti rassuré de cette entrevue ?

Pierre Haien. Nous sommes un peu moins inquiets. Je pense d’abord que le ministre a reconnu que nous étions une filière tabac structurée, à tous les niveaux. Nous sommes un réseau coopératif fort.
Nous sommes dotés d’un régime d’assurance récolte auxquels adhérent tous les coopérateurs. Nous disposons d’un institut technique au niveau recherche et expérimentation du tabac à Bergerac en Dordogne. En fait, on est un peu rasséréné. Jusqu’alors, on n’avait pas senti une réelle volonté politique. Je pense que Bruno Lemaire a compris notre problématique.
Pour la récolte 2010, il nous a indiqué qu’il allait demander à l’Office France Agrimer de mettre en place un dispositif conjoncturel, c’est-à-dire des aides financières pour nous soutenir et qui permettraient de limiter la casse. Reste ensuite à pérenniser notre filière tabacole. Pour cela, il faudrait qu’au niveau de la PAC, soit utilisé l’article 68 du règlement sur les aides directes à la production. Pour Le moment, il faut parer au plus pressé.

Les salariés de l’usine de France-Tabac en Dordogne peuvent-ils être rassurés ?

Pierre Haein : A Sarlat, travaillent 110  salariés et une trentaine d’intérimaires. Tous Sarladais pratiquement. Les salariés sont très inquiets car leur sort est lié à celui des producteurs de tabac. Si ces derniers plongent, l’usine sera forcément impactée. L’usine de Sarlat est le seul site sur le territoire de première transformation du tabac.
Cette usine crée en 1985 est l’outil de sept coopératives. Sur une production globale de 18 000 tonnes, nous achetons 14 000 tonnes par an de tabac qui vient du grand Sud-Ouest, du grand Ouest et de l’Isère notamment.
Une fois reçu, le tabac fait d’abord l’objet d‘un contrôle qualité manuel, puis vient l'opération qui consiste à séparer le parenchyme de la feuille. Enfin le tabac est stabilisé en termes d’humidité.

L’entreprise voit son chiffre d’affaires passer de 33 millions d’euros en 2009 à 45 millions d’euros en 2010…

Pierre Haein : Cette hausse du chiffre d’affaires s’explique parce que tout simplement nous avons obtenu une augmentation des prix de la part de nos clients manufacturiers qui ont joué le jeu. Nous avons négocié 90 centimes d’euros par kilo.


Propos recueillis par Colette Goinère

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