France: Le général Lecointre quitte son poste de chef d'état-major

PARIS (Reuters) - Le général François Lecointre va quitter ses fonctions de chef d'état-major des armées françaises à sa demande et sera remplacé par le général Thierry Burkhard, chef d'état-major de l'armée de Terre depuis 2019, a annoncé l'Elysée dimanche.

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France: Le général Lecointre quitte son poste de chef d'état-major
Le général François Lecointre (photo) va quitter ses fonctions de chef d'état-major des armées françaises à sa demande et sera remplacé par le général Thierry Burkhard, chef d'état-major de l'armée de Terre depuis 2019, a annoncé l'Elysée dimanche. /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier

"Le général François Lecointre a soumis il y a plusieurs mois au président de la République sa demande de quitter le service actif après le 14 juillet 2021. Le président de la République tient à saluer en lui le grand soldat, le chef militaire et le serviteur de l’État", a dit l'Elysée.

En poste depuis 2017, le général Lecointre a expliqué son départ par sa volonté d'éviter une "politisation" de sa fonction, en dissociant le calendrier de la nomination d'un chef d'état-major des armées de l'élection présidentielle de l'an prochain.

"Je ne souhaitais pas que le chef d'état-major des armées parte à l'issue du mandat d'un président de la République, (...) je ne souhaitais qu'un chef d'état-major des armées, qui est un chef militaire, soit associé à un politique", a-t-il dit au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, tout en réfutant tout désaccord avec Emmanuel Macron.

L'officialisation de son départ intervient après l'annonce, jeudi par Emmanuel Macron, de la fin de l'opération Barkhane au Sahel, où les troupes françaises engagées depuis 2013 dans la lutte contre les groupes djihadistes vont laisser la place à une "coalition internationale".

Elle survient également à la suite de la publication dans la presse ces derniers mois de ce qui a été présenté comme des "tribunes de militaires", dont certains d'active, s'inquiétant du "délitement de leur patrie" face à "l'islamisme" et des "hordes de banlieues" et évoquant entre les lignes la possibilité d'un coup d'Etat militaire.

(Michel Rose, Tangi Salaün et Bertrand Boucey)

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