France Digitale : pour un lobbying du numérique français

Une quinzaine de start-ups et autant de capitaux risqueurs français ont créé le 12 juin, l'association France Digitale.  Objectif : montrer l'importance de l'écosystème en France et le promouvoir auprès des pouvoirs publics, de l'Europe ou d'autres associations. Le principe : une représentation à parts parfaitement égales entre investisseurs et entrepreneurs.

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France Digitale : pour un lobbying du numérique français

L'association sera présidée, côté investisseurs, par Marie Ekeland, partner chez Elaia Partners, à l'origine de l'initiative, et côté entreprises par Marc Ménasé, président de Meninvest. Eric Careel, président fondateur de Withings et Emanuele Levi, general partner chez 360 capital partners seront tous deux vice-présidents. Une vingtaine de start-ups et autant d'investisseurs sont déjà membres.

Parmi eux : Criteo, Leetchi, Dailymotion, Goom Radio, Jechange.fr, Qapa, et Orkos, IDInvest, Ventech, etc. "Chacun sera moteur sur une commission qui restent à définir précisément, explique Marc Ménasé. Nous y traiterons la chaine de financement, la promotion de la filière, les incitations sociales et fiscales, la législation côté utilisateur qu'entreprise (données privées, Hadopi, etc), la numérisation des PME, les questions européennes, etc." L'association travaillera sur certains sujets avec d'autres structures comme la Fevad pour les soldes en ligne ou la TVA pour le e-commerce.

A l'occasion de son inauguration officielle le 2 juillet prochain, France Digitale présentera son baromètre établi avec Ernst & Young. "Nous nous sommes inspiré de celui de France Biotech, raconte Marc Ménasé. L'idée étant de mesurer la force de frappe des start-ups du numérique français en chiffre d'affaires, emploi, potentiel de croissance, etc."

La manifestation sera aussi l'occasion pour l'écosystème d'engager le dialogue avec Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique, qui devrait être présente. Dans le cadre de la "néo-industrialisation" qu'elle appelle de ses vœux, la nouvelle ministre devrait être sensible au potentiel de la filière tel que la décrit Jean-Baptiste Rudelle, PDG fondateur de Criteo : "Nous représentons déjà près d'un milliard d'euros. Avec un potentiel 30% de croissance…"

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