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Quotidien des Usines

Française de roues sent le vent du boulet

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Publié le , mis à jour le 01/10/2015 À 09H24

L'équipementier automobile, Française de roues à Diors (Indre), est convoité par deux repreneurs, le groupe Arche et l'ex-PDG de Valeo, Thierry Morin. Le tribunal de commerce de Châteauroux examine l'affaire le 30 septembre. Mais il attend toujours des engagements fermes des constructeurs.

Edité le 1er octobre à 9h22 : Comme évoqué hier, le tribunal de commerce de Châteauroux a reporté sa décision finale au 14 octobre.

Situation paradoxale pour Française de roues (F2R) à Diors, près de Châteauroux (Indre). Alors que l'activité repart depuis le placement en redressement judiciaire en avril 2014 et que deux repreneurs s'intéressent au dernier fabricant français de roues de voitures, celui-ci risque la liquidation.

Mercredi 30 septembre, le tribunal de commerce de Châteauroux va examiner les dossiers des deux candidats : celui du groupe Arche, spécialisé dans la fonderie automobile, qui dispose de cinq usines en France et une en Espagne, à Barcelone. Arche, qui compte 1 100 salariés, a réalisé 155 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2013.

L'autre candidat est l'ancien président de Valeo, Thierry Morin, qui a repris Sintertech, spécialisé dans la métallurgie des poudres, en 2013. Sintertech possède trois usines et 480 salariés dans lequel 15 millions d'euros d'investissements sont programmés d'ici 2017.
Deux dossiers solides auxquels il ne manque qu'un élément clé : un engagement ferme et chiffré des clients de F2R sur des volumes de production de roues.

L'ancien PDG poursuivi pour détournement

"Le tribunal devrait constater l'absence d'engagement, et accorder quelques jours de délai supplémentaire pour que les trois principaux clients, Renault-Nissan, PSA et Borbet, se positionnent", explique une source proche du dossier. En l'absence d'engagements en bonne et due forme, l'industriel risque la disparition.

Inquiets, les salariés ont déclenché une grève le 29 septembre, à l'appel de l'intersyndicale CGT, CFDT et CFE-CGC. L'usine ne tourne qu'au tiers de sa capacité et les expéditions sont bloquées.

Depuis son placement en redressement judiciaire en avril 2014, F2R a repris de la vigueur. L'entreprise employait 360 salariés en CDI, son effectif atteint désormais 390 CDI et une centaine d'intérimaires. Le précédent actionnaire, la PME indienne Deltronix, avait été écarté par le tribunal de commerce. Son PDG fait l'objet de poursuites pour détournement de fonds.

Stéphane Frachet

 

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