Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine de l'Energie

Framatome perd une grosse commande nucléaire d’EDF, et alors?

Aurélie Barbaux , , ,

Publié le

L’attribution par EDF au japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) d’un contrat pour la fabrication de 12 générateurs de vapeur destinés à des réacteurs du palier 900 MW du parc français inquiète chez Framatome. Il n’y a pas forcément de quoi.

Framatome perd une grosse commande nucléaire d’EDF, et alors?
Le site de Saint-Marcel de Framatome pourrait assembler des sous-parties des générateur de vapeurs nucléaires que MHI doit fournir à EDF.
© D.R

Ce n’est pas parce qu’EDF est désormais actionnaire à 75,5% de Framatome que les règles des marchés publics français et européens vont changer. Et c’est à la loyale que le japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) a gagné un appel d’offres lancé en octobre 2017 pour la fourniture de trois triplettes de générateurs de vapeur de type 900 MW plus une supplémentaire en option, soit de quoi remplacer 12 générateurs de vapeur du palier 900 MW du parc français, explique un porte-parole d’EDF.

MHI s'engage au made in France

Alors certes, chez Framatome, on est déçu. Mais cette commande devrait quand même lui profiter. MHI s’est engagé à ce qu’une partie des multiples pièces qui composent les réacteurs soit bien produite en France par des sous-traitants français, y compris Framatome, dont MHI détient 19,5% du capital. Rien n’est tout à fait défini, mais environ 50% des pièces devraient être "made in France". L’assemblage final devant lui être réalisé par MHI, au Japon.

Framatome en profitera

Dans un communiqué, Framatome "prend acte de la décision d’EDF" et prévient que MHI et Framatome, "ont d’ores et déjà engagé des discussions afin de déterminer les conditions dans lesquelles MHI pourrait confier à Framatome une part significative des approvisionnements, notamment les forgés, ainsi que la fabrication de sous-ensembles à Saint-Marcel, pour le succès du programme de remplacement". De quoi compléter le carnet de commandes des usines du Creusot et de Saint-Marcel pour l’instant occupées par les pièces de l’EPR anglais d’Hinkley Point C.

 

Réagir à cet article

4 commentaires

Nom profil

14/01/2019 - 16h34 -

Article bienvenu et factuel. Toutefois, on peut se poser des questions sur la logique industrielle qui consiste à forger les pièces en France, les expédier au Japon, pour revenir équipées ensuite... quand on sait que sur ces éléments de plusieurs centaines de tonnes, toute immobilisation représente une part importante du coût.
Répondre au commentaire
Nom profil

10/01/2019 - 21h03 -

Ne pas oublié que la cuve du réacteur de l'epr français vient de la bas..... A bon entendeur...
Répondre au commentaire
Nom profil

13/01/2019 - 00h23 -

La cuve de l'EPR ne vient pas du Japon, mais bien de France. A bon entendeur
Répondre au commentaire
Nom profil

10/01/2019 - 19h53 -

Edf aurait peur des malfaçons de la fonderie du Creusot?!!!
Répondre au commentaire
Nom profil

09/01/2019 - 22h56 -

C'était prévu depuis un moment déjà. C'est dommage que l'information ne soit pas diffusée en interne chez EDF. La plupart des agents s'inquiètent pour leur avenir, idem pour les sous traitants. La perte des technologies est immuable.
Répondre au commentaire
Lire la suite
Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle