Fralib : nouveau PSE contre « plan alternatif »

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Fralib : nouveau PSE contre « plan alternatif »

Social. La direction de l'usine de thés et infusions Fralib, à Gémenos (Bouches-du-Rhône), dont les modalités du plan de sauvegarde de l'emploi avaient été annulées par la Cour d'appel d'Aix-en-Provence en novembre vient de présenter une nouvelle mouture du document.

La filiale du groupe Unilever souhaite toujours fermer son unité provençale mais elle s'engage à proposer « une offre d'emploi personnalisée » dans l'un des sept autres sites français du groupe pour chacun des 102 salariés qui restent concernés par ce plan, sur les 182 initialement employés dans l'usine, à savoir 77 salariés réintégrés, 14 protégés, 10 relevant de la maintenance, de la direction ou des services administratifs et 1 dont le contrat a été suspendu dans l'attente d'un nouvel emploi.

Unilever affirme que ces offres concerneront des postes « au même niveau de qualification et avec la même rémunération ». En cas de refus de cette mobilité interne, le projet prévoit « 12 mois de congé de reclassement à 75 % du salaire, 20 000 euros pour créer ou reprendre une entreprise, le soutien d'un cabinet de reclassement et une enveloppe de 400 000 euros pour la formation professionnelle ».
Unilever assure même qu'il compenserait pendant deux ans les éventuelles pertes de salaires d'un employé qui trouverait un poste moins bien rémunéré. La Cour d'appel avait considéré comme " sans valeur " le premier plan parce qu'elle le trouvait " insuffisant " au vu des moyens financiers et des performances du groupe. Ces nouvelles propositions démontrent que la combativité des syndicats CGT-CFE-CGC qui l'avaient attaqué a payé...

Il n'empêche que les désaccords persistent : en effet, les représentants des salariés affirment, contrairement à la direction, que le comité d'entreprise n'a pas pu se tenir ce 12 janvier pour étudier ce plan car ils ont refusé que la réunion se déroule en présence d'un huissier de justice, comme le souhaitait Fralib. Ils évoquent une " attitude déloyale ", arguant, par ailleurs, n'avoir eu accès aux nouvelles dispositions du PSE qu'hier, par mail. La journée du 11 janvier avait été mise à profit par les délégués du CE pour exposer une nouvelle fois leurs propositions pour la survie du site et sa pérennisation.

Cette " solution alternative " s'appuie sur les travaux du cabinet d'expertise Progexa qu'ils ont mandaté. Elle a été présentée le 19 décembre au conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur. Unilever la considère toujours comme " utopique ". Au vu des éléments qu'elle contient, déjà détaillés dans le " quotidien des usines " le 25 novembre dernier, elle serait pour lui plus lourde financièrement que le plan de sauvegarde de l'emploi désormais proposé et l'engagerait, de plus, sur certains aspects, pour dix ans dans une usine dont il entend absolument se débarrasser le plus rapidement possible.
Le Préfet de région, Hugues Parant, a cependant confirmé hier qu'une table ronde se tiendrait bien en Préfecture le 26 janvier prochain, avec l'ensemble des acteurs et des collectivités territoriales, pour examiner ce " plan alternatif ". " Nous exigeons que les salariés soient traités correctement, a-t-il indiqué. Si Unilever veut délocaliser sa production, il ne peut pas s'en aller n'importe comment ". Pour les 80 salariés qui ne sont pas concernés par le nouveau PSE, 33 auraient déjà, selon la direction, " trouvé une solution qui leur convient ", 45 sont " aidés pour trouver une solution adaptée " et 2 ont " choisi d'être mutés sur un autre site du groupe en France ".

A lire également : Chronologie Fralib

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