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Foxconn réfute les accusations d’exploitation des stagiaires en Chine

Ridha Loukil , , ,

Publié le

Selon un rapport d’un chercheur de l’université de Hong Kong, Foxconn utilise des stagiaires en Chine comme main d’œuvre saisonnière, sous payée et sans protection sociale.  Des accusations niées en bloc par le géant taiwanais de la sous-traitance électronique.

Foxconn réfute les accusations d’exploitation des stagiaires en Chine
Usine de Foxconn à Shenzen, en Chine
© ImagineChina/ Zhang Siling

Foxconn est à nouveau sur les bancs des accusés. Dans un rapport publié sur Good Electronics, Jenny Chen, chercheur à l’université polytechnique de Hong Kong, pointe du doigt les pratiques sociales du géant taiwanais de la sous-traitance électronique en Chine vis-à-vis des stagiaires. Il accuse le groupe de Terry Gou d’exploitation de cette catégorie d’employés au mépris de la règlementation. Ce rapport est public depuis avril 2017. Mais il n’a commencé à faire du bruit qu’après la reprise de ses informations par le journal américain The Nation, le 31 mai 2017, sous le titre aussi évocateur qu’ironique « Votre téléphone peut avoir été construit par un stagiaire ».

18 millions de stagiaires exploités en Chine

En tant que principal sous-traitant d’Apple, Foxconn fabrique l’essentiel des volumes de l’iPhone, le reste étant réalisé par les sous-traitants taiwanais Pegatron et Wistron. Le groupe dispose  en Chine de pas moins de 12 méga usines où il emploie près de 1 million de personnes sur un effectif total de 1,3 million dans le monde. Il est accusé de faire appel massivement aux stagiaires, non pas pour contribuer à leur formation pratique, mais pour les utiliser comme main d’œuvre saisonnière, sous payée et sans protection sociale, lors des pics de production générés par l’introduction de nouvelle génération d’iPhone.

Foxconn n’est pas un cas isolé. D’autres grands employeurs en Chine, dont le japonais Honda, sont également dans le collimateur. Jenny Chen dénonce un système organisé d’exploitation des stagiaires avec la complicité des établissements de formation professionnelle et des autorités locales et où les objectifs économiques priment sur les droits sociaux. Il y aurait ainsi un volant de 18 millions de stagiaires mis à la disposition de grands industriels. Les stagiaires seraient employés dans des tâches répétitives de production sans valeur ajoutée à leur formation scolaire, pour des rémunérations en dessous des salaires des employés débutants effectuant le même travail et sans accès aux bénéfices sociaux comme l’assurance maladie ou la protection contre les accidents du travail.

Pression d'Apple sur Foxconn

Les accusations sont suffisamment graves pour faire réagir Foxconn. Dans un communiqué officiel du 2 juin 2017, le groupe réfute en bloc les allégations portées par l’article de The Nation. « Depuis longtemps, nous menons un programme de stage en coopération avec les autorités locales et un certain nombre d'écoles professionnelles en Chine, lit-on. Le nombre moyen de stagiaires à un moment donné représente moins de 1% de notre effectif. En plus de leur offrir le même salaire que celui de nos employés à temps plein, nous investissons dans des prestations d'assurance collective pour tous les employés, y compris nos stagiaires, qui peuvent réclamer le remboursement des frais médicaux lors d’accidents, d'hospitalisation, de soins ambulatoires ou d'autres situations d'urgence qu'ils subissent pendant leur période d'emploi dans l'entreprise. Nous respectons toutes les lois et les règlementations dans la mise en œuvre de ce programme. »

Foxconn est régulièrement pointé des doigts pour ses pratiques sociales abusives en Chine. A chaque fois, c’est Apple qui est visé indirectement. Le géant californien des mobiles constitue en effet son plus grand client avec 54% du chiffre d’affaires. Il est connu pour presser les marges de ses fournisseurs et prestataires afin de bénéficier des coûts les moins chers possibles. Avec pour conséquence de dégrader les conditions de travail chez ses sous-traitants.

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