Electronique

Foxconn affiche une croissance de 12,5% en 2018 malgré le marasme de l’iPhone

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Malgré la baisse des ventes d’iPhone dont il est l'assembleur, le géant taïwanais de la sous-traitance électronique Foxconn termine 2018 avec un chiffre d’affaires en hausse de 12,5% à 171,5 milliards de dollars. Une performance qu’il doit à la croissance de ses activités d’assemblage de produits informatiques pour des clients comme Dell ou HP Inc.

Foxconn affiche une croissance de 12,5% en 2018 malgré le marasme de l’iPhone
Le siège de Foxconn
© Foxconn

Foxconn semble ignorer la crise de l’iPhone qui plombe les résultats de la plupart des fournisseurs d’Apple. Contrairement à toutes attentes, le géant taïwanais de la sous-traitance électronique, coté en Bourse sous le nom de Hon Hai Precision Industry, affiche de bons résultats 2018. Il clôture l’année avec un chiffre d’affaires en hausse de 12,5% à 171,5 milliards de dollars, supérieur au chiffre de 167,6 milliards de dollars attendu par les analystes de Thomson Reuters.

Trou d'air en décembre 2018

Le groupe de Terry Gou, qui assemble dans ses usines en Chine presque tous les iPhone d’Apple avec près de 1 million de personnes, a néanmoins subi le trou d’air de fin d’année qui a touché le célèbre smartphone. Son chiffre d’affaires de décembre 2018, habituellement le plus élevé de l'année, a dévissé de 8,3% à 20 milliards de dollars.

Mais sur l’ensemble de l’année, il s’en sort bien grâce à la croissance de ses activités d’assemblage de PC, serveurs et autres équipements informatiques pour des marques comme Dell, HP ou HPE. Il bénéficie également de sa diversification dans les écrans plats (à travers le taïwanais Innolux Display et le japonais Sharp dont il contrôle le capital) ou les composants électroniques.

En quête de diversification

Restent néanmoins deux problèmes structurels: sa dépendance vis-à-vis du client Apple qui représente environ la moitié de ses revenus, et ses très faibles marges du fait de la pression exercée par ses clients sur les prix de ses prestations. Les détails de ses résultats ne sont encore publiés. Mais selon les prévisions de Thomson Reuters, la marge d’exploitation, en baisse ces dernières années, pourrait tomber à 2,2% en 2018, contre 2,4% en 2017. C'est pour sortir de cette dépendance et regonfler ses marges, qu’il cherche à se diversifier dans la fabrication de semi-conducteurs, un métier high-tech plus rémunérateur que l’assemblage d’équipements électroniques et informatiques, un travail plutôt manuel. Avec en projet une usine de puces de 9 milliards de dollars en Chine.

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