FORMATIONEME: de vrais ingénieurs pour l'environnementFormer des généralistes, mais qui soient capables de traiter techniquement des problèmes de pollution: c'est le pari engagé à Rennes par l'Ecole des métiers de l'environnement.

Partager

FORMATION

EME: de vrais ingénieurs pour l'environnement

Former des généralistes, mais qui soient capables de traiter techniquement des problèmes de pollution: c'est le pari engagé à Rennes par l'Ecole des métiers de l'environnement.



Technologies propres, gestion et traitement des eaux et des déchets. Dans le vaste domaine des formations à l'environnement, l'EME (Ecole des métiers de l'environnement) a choisi un créneau encore peu encombré. Installée sur le campus de Ker Lann, à quelques kilomètres de Rennes, l'EME a ouvert ses portes en octobre 1993 avec une première promotion de 25élèves (à terme, 60élèves), sous l'oeil vigilant d'un conseil de perfectionnement d'une vingtaine d'entreprises, dont la CGE, la Lyonnaise des eaux, ou encore Fleury Michon. Tous les six mois, l'orientation pédagogique est révisée par ce "con des sages" pour coller au plus près des métiers. Objectif: faire intégrer aux futurs ingénieurs, au terme de leurs trois années d'études, aussi bien les entreprises industrielles que les sociétés de conseil et de service en ingénierie, ou encore les administrations et collectivités territoriales. "L'ingénieur EME ne sera pas techniquement aussi pointu en mécanique qu'un Arts et métiers, mais il sera assez généraliste pour occuper un poste de directeur d'usine dans une unité d'incinération d'ordures ménagères", précise Hugues Normand, directeur de l'EME. L'enseignement tente d'éviter l'écueil qui consisterait à former des ingénieurs trop spécialisés. En première année, les sciences fondamentales et les techniques de l'ingénieur. Un stage ouvrier de six semaines ponctue ce module. En deuxième année, les étudiants aborderont les grands problèmes écologiques et leurs solutions techniques (gestion et traitement de l'eau, des déchets, des rejets gazeux), avec, à l'appui, un stage technique de dix semaines. Et une dernière année, dite de "pré-intégration" dans le monde professionnel. Au programme: droit, gestion, finance, communication, qualité, langues... Un stage d'ingénieur couplé avec un projet professionnel de six mois clôture la formation. L'EME dispose de neuf laboratoires, d'une plate-forme extérieure (unités de confinement, cellules d'essai d'inertage, etc.) et d'un hall de génie industriel de l'environnement de 300 mètres carrés en cours de montage. Toute une panoplie de machines spécifiques et de bancs d'essai rendue possible par la présence d'autres écoles d'ingénieurs sur le même campus. Notamment l'ECE (Ecole centrale d'électronique) et l'Ectei (Ecole centrale des techniques en environnement industriel), qui appartiennent comme l'EME au groupe privé d'enseignement Educavest (250écoles en Europe). "Nous avons la volonté féroce d'être applicatifs", affirme Hugues Normand, qui dirige les trois écoles. Une synergie d'enseignement et de moyens qui devrait bientôt permettre de couvrir tous les niveaux d'enseignement, du niveau V au niveau I, sans oublier la formation continue.

Sophie Peters van Deinse



Les conditions d'accès

En formation initiale: concours des classes préparatoires, Deug A, Maths Spé Bio, BTS ou DUT scientifique, Deug B.

En formation continue: salariés diplômés d'un bac+2 avec cinq années d'expérience professionnelle. Ouverture du cycle en septembre 1994.

Durée du cursus: trois ans en formation initiale, deux ans en alternance en formation continue.

Promotions: 25 élèves en 1993-1994 en formation initiale; 60 prévus en 1995-1996. Une dizaine de salariés prévus en 1994-1995 en formation continue, 60 à terme.

Prix de la formation: 28000francs par an en formation initiale; 52000francs pour les deux années de formation continue.

USINE NOUVELLE - N°2446 -

Partager

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS