Ford veut qu'Alan Mulally clarifie ses projets

par Deepa Seetharaman et Nadia Damouni

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DETROIT/NEW YORK (Reuters) - Le conseil d'administration de Ford attend du directeur général Alan Mulally qu'il prenne rapidement une décision sur son avenir alors que s'intensifient les spéculations sur son éventuelle nomination à la tête de Microsoft.

Alan Mulally, 68 ans, fait partie de la poignée de candidats toujours en course pour Microsoft, selon des sources proches du géant des logiciels, et il n'a rien fait pour dissiper les conjectures.

Cette situation commence à irriter certains membres du conseil d'administration de Ford, ont dit deux sources à Reuters cette semaine. L'instance se réunit jeudi dans les environs de Detroit et le sujet sera évoqué.

Alan Mulally siège au conseil mais il n'est pas clair s'il sera présent jeudi.

"Cela noie le reste de l'actualité", a dit une source proche du conseil d'administration. "On ne parle pas de Mustang, on ne parle pas des résultats, on parle de Mulally".

D'où un désir de clarification, a ajouté la source.

Microsoft s'est refusé à tout commentaire sur sa recherche en cours d'un successeur à Steve Ballmer, qui a annoncé son intention de partir courant 2014.

Un porte-parole de Ford a répété de son côté qu'Alan Mulally entendait rester à la tête du constructeur automobile jusqu'à la fin 2014. Selon des sources toutefois, le conseil d'administration a accepté en septembre le principe d'un départ anticipé.

Plusieurs actionnaires de premier plan de Microsoft soutiennent la candidature d'Alan Mulally, crédité d'avoir redressé le deuxième constructeur automobile américain. Mais selon des sources, le groupe de Redmond souhaiterait un candidat externe plus jeune et avec un profil davantage "high tech".

Même si Alan Mulally n'obtient pas le job à Microsoft, il est probable qu'il quittera quand-même Ford avant la fin 2014, ont dit les deux sources. Le conseil d'administration souhaiterait voir lui succéder Mark Fields, actuel directeur opérationnel qui a pour lui 24 ans d'expérience chez Ford.

"(Alan Mulally) a accompli ce qu'il devait fait faire chez Ford", a dit une personne proche de l'actuel directeur général.

Débauché chez Boeing en 2006 pour redresser le constructeur automobile, Alan Mulally a réussi le tour de force d'imposer un changement de culture chez Ford et de lui avoir évité de devoir faire appel à des aides publiques pendant la crise - d'où l'intérêt que lui prêterait Microsoft.

Véronique Tison pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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