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Ford, Safran, industrie et parité, ce qu’a dit Le Maire à Global Industrie

Marion Garreau , , , ,

Publié le

Le salon Global Industrie s’est ouvert mardi 5 mars à Lyon. Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire et sa secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher étaient sur place pour une série de rendez-vous. Voici le résumé de leurs déclarations.

Ford, Safran, industrie et parité, ce qu’a dit Le Maire à Global Industrie
Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire et sa secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher au salon Global Industrie le 5 mars 2019.
© GIL Event

"Il est impératif d’accélérer la reconquête industrielle de la France", a martelé Bruno Le Maire mardi 5 mars au salon Global Industrie à Lyon, à la sortie d’une réunion du Conseil national de l’industrie (CNI). Tout en reconnaissant que des résultats ont déjà été obtenus, "puisque l'hémorragie d'emplois industriels que la France connaissait depuis dix ans a enfin été stoppée", le ministre a pointé les faiblesses à combler.

"Sur les 18 filières industrielles prévues, treize sont structurées et en ordre de marche", a-t-il indiqué, soulignant ainsi que cinq sont encore à finaliser. "Concernant le dispositif d’accélération de la digitalisation des PME, financé par Bpifrance, l’objectif est que 4 000 entreprises en bénéficie ; or 650 seulement sont passées par ce dispositif aujourd’hui, a précisé Bruno Le Maire. Nous voyons bien qu’il faut accélérer."

"Des engagement financiers importants" pour Blanquefort

Bruno Le Maire a profité du salon pour annoncer que le gouvernement, s’il n’a pas fait céder Ford sur la fermeture de son usine Aquitaine Industries (FAI) de Blanquefort (Gironde), a obtenu en contrepartie "des engagements financiers importants". "Ford s’engage à verser 20 millions d’euros pour la réindustrialisation du site de Blanquefort, a souligné le ministre. Nous avions dit que Ford paiera et Ford va payer. L’obligation légale était de verser 3 millions d’euros. A l’issue d’une négociation, nous avons obtenu qu’il verse 20 millions."

Bruno Le Maire a ajouté qu'en plus "Ford paiera 165 millions d’euros de plan social, ce qui représente un plan social généreux et protecteur pour les salariés" et qu’il prendra en charge le coût de dépollution du site. Cette annonce a été faite au lendemain de la validation par la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) présenté par Ford pour l’usine de Blanquefort.

Bruno Le Maire répond au patron de Safran

Lors de la présentation des résultats annuels de son groupe, le PDG de Safran Philippe Petitcolin avait pointé du doigt sa difficulté à ouvrir deux usines en France, malgré sa volonté. "Nous sommes là pour répondre aux critiques, lui a répondu Bruno Le Maire. Je vais regarder point par point les problèmes de Safran. Je veux lever tous les obstacles pour que les deux usines qu’il souhaite ouvrir en France soient bien installées ici et pas à l’étranger."

Lors de ses confidences à la presse, Philippe Petitcolin avait dit "éprouve[r] beaucoup plus de difficultés à investir en France", précisant seulement : "La solution de facilité serait d’investir à l’étranger, où on me proposerait des aides et où je serais accueilli à bras ouverts". Le gouvernement semble pourtant bien lui ouvrir les bras.

Un conseil sur la parité créé au sein du CNI

"Nous lançons aujourd’hui le plan Femmes dans l’industrie qui va se traduire par la création au sein du CNI d’un conseil sur la parité homme femme", a annoncé Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d'Etat en charge de l'Industrie. Autrement dit, un groupe de travail va être créé, composé à parité de dix membres sur la base du volontariat et piloté par Philippe Darmayan, président de la fédération de la métallurgie et patron d'ArcelorMittal France.

Son objectif sera de proposer aux branches des actions concrètes à mettre en place pour faire progresser la féminisation de l’industrie. Le gouvernement vient déjà de prendre deux mesures fortes en faveur de la mixité: la mise en place d’un index de l’égalité hommes-femmes dans les entreprises, l’obligation dans la cadre de la loi Pacte de présenter la candidature d’au moins une personne de chaque sexe pour les postes de direction. "Nous avons déjà ces deux mesures fortes, mais nous voulons également cibler l’industrie, où la féminisation peine à progresser", a indiqué Agnès Pannier-Runacher.

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