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Quotidien des Usines

Ford confirme le rejet de l'ultime proposition de Punch pour une reprise de Blanquefort

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Publié le , mis à jour le 25/02/2019 À 12H31

[ACTUALISÉ] Le 25 février, Ford a confirmé le rejet du dernier projet de reprise de son usine de Blanquefort (Gironde) présenté par le groupe belge Punch. Le constructeur américain continue de privilégier un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) et le site devrait donc fermer en août.

Ford confirme le rejet de l'ultime proposition de Punch pour une reprise de Blanquefort
Ford a rejeté le dernier projet de reprise de son usine de Blanquefort (Gironde) présenté par le groupe belge Punch. REUTERS / Vincent Kessler
© Vincent Kessler

Actualisation du lundi 25 février : Le 25 février, Ford a confirmé sa décision. Le constructeur automobile américain rejette la dernière offre de reprise présentée par Punch Powerglide pour son usine Ford Aquitaine Industrie (FAI) de Blanquefort (Gironde). Le site aux 800 salariés devrait donc fermer ses portes fin août. Le 21 février, la CGT et le maire de Bordeaux Alain Juppé avaient déjà déclaré que Ford ferait ce choix. Ford reste “concentré sur l'approbation du plan social, permettant aux salariés d'avoir le plus de visibilité sur leurs options à venir", a déclaré un porte-parole de l’entreprise selon des propos rapportés par franceinfo. Une réunion sur le sujet doit avoir lieu le 25 février après-midi au ministère de l’Économie et des Finances.

Bordeaux veut implanter de nouvelles activités sur le site

"Alain Juppé, maire de Bordeaux, président de Bordeaux Métropole, vient d'apprendre le rejet définitif par Ford Europe du dernier projet de reprise de FAI présenté par Punch, alors même que ce projet aurait permis d’assurer le maintien du plus grand nombre d’emplois possibles et l’espoir d’une pérennisation du site industriel de Blanquefort, avec des perspectives de développement dans l’avenir", peut-on lire dans un communiqué de la Ville et de la Métropole.

"Bordeaux Métropole, en lien avec la région Nouvelle-Aquitaine, mettra tout en oeuvre pour contribuer à l’implantation de nouvelles activités sur le site et demande à l’État d’exiger de Ford de prendre enfin ses responsabilités pour financer un vrai plan de revitalisation du site", déclare Alain Juppé cité dans le communiqué.

Le groupe belge, seul candidat à la reprise de cette usine fabriquant des boîtes de vitesse automatiques et comptant 850 salariés, avait présenté un dernier plan de reprise lundi 18 février au soir après avoir essuyé plusieurs refus de la part du constructeur automobile américain. Et ce, malgré le soutien du gouvernement français et l'accord de la majorité des syndicats qui y voyaient la possibilité de sauver environ 400 emplois.

"On suppose que Ford a été expéditif"

Un premier plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) avait été refusé par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) le 28 janvier pour des questions de procédure, mais Ford a présenté un nouveau plan social le 11 février et a jusqu'au 4 mars pour l'homologuer ou pas.

"Sans surprise, Ford a rejeté le dernier projet de reprise proposé par Punch. Nous n'avons pas plus de précisions sur la façon dont cela s'est passé, on suppose que Ford a été expéditif et aussi peu coopératif qu'auparavant", déplore dans un communiqué le syndicat CGT de l'usine. "Conséquence immédiate, l'hypothèse d'une reprise par Punch s'écroule officiellement et même assez lamentablement".

Le syndicat pense que Ford va annoncer rapidement la fermeture de l'usine et que la Direccte va homologuer le PSE "qui est exactement le même que celui qui avait été refusé et rétorqué. C'est grotesque. Il suffit donc à Ford d'insister pour gagner enfin, par le passage en force de son PSE".

Une réunion est prévue lundi 25 février au ministère français de l'Économie. Les syndicats espèrent encore qu'une solution originale sera trouvée pour sauver ce qui peut l'être dans ce dossier.

Avec Reuters (Claude Canellas, édité par Elizabeth Pineau)

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