Ford Blanquefort : les salariés prêts à aller plus loin

social

Partager

A 12h30, ce lundi, les militants syndicaux sont passés dans les ateliers de l'usine girondine que détient Ford à Blanquefort, pour rameuter les salariés. Une heure plus tard, rassemblement dans les vestiaires. Et finalement quelque 800 salariés de l'équipe du matin de Ford Aquitaine Industries (sur les 1 800), ont débrayé. Deux heures d'arrêt pendant lesquelles s'est tenue une assemblée générale.

15 heures : fin de partie. L'équipe de l'après midi, arrivée entretemps, a repris le travail. Francis Wilsius, secrétaire du CE, est encore tout remué. Les cadres se sont joints au débrayage. Une première ! L'un d'entre eux, de la CGC, s'est même avancé, face à tous les participants, pour leur dire qu'il continuerait le mouvement avec eux. Applaudissements nourris dans l'assistance. « Les cadres sont avec nous. C'est la première fois », répète-t-on. Il faut dire que la situation est grave. Si aucune solution de reprise, ou de reconfiguration du site n'est trouvée, il fermera d'ici à 2010.

Pour l'heure, l'horizon est loin de s'éclaircir. Francis Wilsius, seul syndicaliste à participer au groupe de travail mis en place pour tenter de sauver le site, a le moral en berne. La deuxième réunion qui s'est tenue vendredi dernier, en présence des représentants de l'Etat, des collectivités, et de la direction locale et européenne de Ford, n'a rien donné. « Je suis sorti de là en ayant « faim ». Ford n'a aucune proposition à faire. C'est l'Etat qui les fait. Les rôles sont inversés » s'insurge t-il. Et d'ajouter : « Laurent Dudych, patron du site girondin de Ford, n'a aucun poids. Au cours de la réunion du groupe de travail, il s'est contenté de jouer au traducteur pour l'un des représentants de Ford Europe », souligne t-il.

Bref, le directeur du site n'aurait pas les manettes en main ! Seul lot de consolation pour Francis Wilsius : Le secrétaire du CE est désormais assisté d'un expert du cabinet Secafi, présent dans le groupe de travail. La troisième réunion devrait se tenir le 6 novembre prochain. Si des propositions n'émergent pas, les salariés de pourraient passer à la vitesse supérieure, avec à la clef des actions nettement plus musclées.

De notre correspondante en Aquitaine, Colette Goinère

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER L’actu de vos régions
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS