Economie

Force Ouvrière défile sous la bannière de la Commune

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Comme à son habitude pour le 1er mai, le syndicat a marché jusqu’au mur des Fédérés au cimetière Père Lachaise à Paris. FO a rendu hommage aux 147 communards fusillés. Deux mots d’ordre : contre l’austérité et contre l’Accord National Interprofessionnel.

Force Ouvrière défile sous la bannière de la Commune © Timothée L'Angevin - L'Usine Nouvelle

La marche est silencieuse, solennelle. Près des tombes du cimetière Père Lachaise à Paris, elle paraît presque funéraire. C’est pourtant l’espérance que vient chercher chaque 1er mai le syndicat Force Ouvrière (FO) devant le mur des Fédérés. Mais aujourd’hui un parfum d’inquiétude flotte au dessus du cortège, qui se veut l’héritier de la Commune de Paris. Dans la bouche des manifestants revient sans cesse un seul et même mot : austérité.

"Nous défilons en solidarité avec les camarades qui dérouillent avec ces politiques de rigueur en Europe", explique Gabriel Gaudy, secrétaire général Ile-de-France FO. Mais surtout contre ce gouvernement, qui en 2010 marchait à nos côtés pour défendre nos retraites."
Le lieu choisi est symbolique : en rendant hommage aux 147 communards fusillés par les Versaillais en 1871, Force Ouvrière se veut l’héritière de la Commune de Paris et des droits sociaux qu’elle prônait.

L’accord pour l’emploi, la pilule ne passe pas

Habitué à faire cavalier seul le 1er mai, FO n’en est pas moins solidaire des autres syndicats. Mais ses militants digèrent très mal l’Accord National Interprofessionnel (ANI) approuvé par la CFDT, CFTC et CGC. "Cet accord nous montre qu’il y a aujourd’hui deux syndicalismes, assène Gabriel Gaudy devant la plaque rendant hommage aux communards. Oui nous avons eu raison de ne pas avoir signé cet accord scélérat vendu par le patronat !"

Le secrétaire pose le micro et entonne l’Internationale aussitôt suivi par toute l’assemblée. Si certains chantent avec cœur, leurs regards traduisent une certaine détresse. Venue de Compiègne (Oise), Christine Borderias-Soler travaille dans l’usine d’Honeywell : "Depuis 2009 la situation est vraiment dure dans nos usines. En 2014, un site de l’entreprise va fermer et 120 personnes vont être licenciées."

Timothée L’Angevin

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