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L'Usine Maroc

Fonds d'infrastructures panafricain Africa50 : "des projets énergétiques seront lancés très prochainement"

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Publié le , mis à jour le 22/07/2016 À 13H00

Le fonds Africa50 vient de tenir sa deuxième assemblée générale à Casablanca, son siège. Il promet d'engager ses premiers financements sous un an. Bank al Maghrib, la banque centrale du Maroc, comme la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) comptent désormais parmi les actionnaires du fonds Africa50. Les capitaux mobilisés par le fonds restent encore loin des 10 milliards de dollars évoqués lors de son lancement l'an dernier.

Fonds d'infrastructures panafricain Africa50 : des projets énergétiques seront lancés très prochainement
Alain Ebobissé, directeur général d'Africa50 à Casablanca.
© dr

[Màj avec déclarations du directeur général]

Après son assemblée constitutive le 29 juillet 2015, le fonds public panafricain Africa50 tenait sa première assemblée générale ordinaire ce 21 juillet à Casablanca, son siège. Un réunion menée par Mohammed Boussaïd, ministre des Finances du Maroc et Akinwumi Adesina, président du fonds et surtout de la Banque africaine de développement (BAD), l’institution qui a imaginé ce nouveau véhicule financier. A cette occasion, Bank al-Maghrib  et la BCEAO ont donc annoncé leur entrée au capital d’Africa50 à hauteur de 25 millions de dollars.

Pour rappel, Africa50 sera voué au financement de projets d’infrastructures dans les secteurs de l'énergie, du transport, de l'eau ou des télécoms. Il s’appuiera  sur les marchés des capitaux ainsi que sur les institutions financières internationales pour lever des financements. Le Maroc et la place financière de Casablanca avaient bataillé ferme en 2014 devant d'autres villes, Johannesbourg notamment, pour accueillir le siège d’Africa50, hasard de la diplomatie, cette assemblée se tient alors que le Maroc vient de déclarer son intention d'intégrer l'Union africaine après 32 ans de brouille, bien qu'étant resté entre temps membre de la BAD. Lors de la constitution du fonds, le Maroc avait déclaré vouloir lui apporter un total de 100 millions de dollars.

Répondre au manque de capitaux destinés aux infrastructures

L'objectif d’Africa50est pour partie, répondre au manque de capitaux destinés aux infrastructures en Afrique, un déficit estimé à environ 50 milliards de dollars par an.

Rude tache pour le directeur général du fonds, le camerounais Alain Ebobissé. Nommé en avril, celui-ci a affirmé ce  21 juillet à Casablanca que les premiers investissements du fonds seront réalisés au cours des 12 prochains mois, indiquant dans un communiqué "nous accorderons la priorité aux projets qui ont le plus d’impacts sur les populations". Alain Ebobissé a noté "que des projets énergétiques seront lancés très prochainement". Il s’est aussi engagé à rendre la gestion du fonds "souple", afin de faciliter la réalisation des projets. "Nous allons être rigoureux dans la gestion des projets, mais aussi nous allons aller vite".

À la veille de cette deuxième assemblée générale, Africa50 comptait 22 pays africains actionnaires (1) qui avec la Bad ont souscrit pour un total de 740 millions de dollars en capital-actions. « Les souscriptions sont divisées en 663 millions de dollars  pour le véhicule juridique de financement des projets et 77 millions de dollars pour le véhicule de développement des projets », rappelle un communiqué d’Africa50.

10 milliards de dollars visés

On reste donc encore très loin des anticipations initiales, puisque l’objectif imaginé par les promoteurs d’Africa50 est d’atteindre un volume de capitaux propres de l'ordre de 3 milliards de dollars soit 10 milliards de dollars avec l'effet de levier. Alain Ebobissé a déclaré à Casablanca espérer pouvoir atteindre le milliard de dollars de capitaux propres d'ici à la fin d'année grâce à l’adhésion d'autres banques centrales africaines mais aussi à l'apport d'institutionnels. Si la première souscription était réservée aux 22 pays africains fondateurs, "les prochaines levées de fonds, rappelle la BAD, devraient être ouvertes, non seulement aux pays africains qui n’ont pas encore souscrit au capital d’Africa50, mais aussi aux investisseurs non souverains, en Afrique et au-delà".

Pierre-Olivier Rouaud

(1) Pour rappel, les états actionnaires fondateurs d'Africa50 sont les états suivants : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Djibouti, Égypte, Gabon, Ghana, Côte d'Ivoire, Kenya, Madagascar, Malawi, Mali, Maroc, Mauritanie, Nigeria, Niger, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Gambie et Togo.

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