FONDERIE'96LES EQUIPEMENTS PRIVILEGIENT LA SIMPLICITEToujours plus de simplicité dans les équipements, tel était le mot d'ordre du salon Fonderie, ouvert du 17 au 19 septembre, au Bourget. Salon de toute une filière, il doit encore s'affirmer.

Partager

FONDERIE'96

LES EQUIPEMENTS PRIVILEGIENT LA SIMPLICITE

Toujours plus de simplicité dans les équipements, tel était le mot d'ordre du salon Fonderie, ouvert du 17 au 19 septembre, au Bourget. Salon de toute une filière, il doit encore s'affirmer.



La réduction des coûts, obsession de tous les industriels, n'épargne pas ceux de la fonderie. Simplification des équipements et des process, tel était le mot d'ordre de la deuxième édition du salon Fonderie, du 17 au 19 septembre, au Bourget. Un impératif d'autant plus crucial que de redoutables nouveaux opérateurs arrivent sur le marché français. Des fondeurs russes, ukrainiens, biélorusses, tchèques ou slovaques sont venus faire valoir, sous la bannière de leurs associations professionnelles nationales, leurs capacités de production et leurs prix défiant toute concurrence. Leurs matériels sont certes rustiques. Mais un groupe comme le français CF2M s'en inquiète suffisamment pour envisager d'aller s'implanter en Pologne ou en République tchèque. Des fabricants de matériels espagnols ou italiens faisaient également leurs premiers pas sur le marché hexagonal. Eux se montrent plus menaçants. Dans le domaine de la coulée sous pression, le constructeur espagnol Urpe a compris que robustesse et simplicité d'utilisation sont deux critères dominants pour les fondeurs. Ce fabricant débarque en France avec une gamme de machines à chambres chaude et froide dotées de vannes proportionnelles (à partir de 50 tonnes de force de fermeture) et d'un dispositif de contrôle des courbes d'injection, de pression et de vitesse. De même, l'italien Remu se présente avec la DCM, une machine à chambre froide d'une capacité de 200 à 2 500 tonnes et aux caractéristiques semblables. La concurrence promet d'être vive. Les leaders du marché réagissent cependant. Même s'ils ne proposent aucune évolution spectaculaire, les grands fabricants de machines à coulée sous pression travaillent eux aussi sur la simplification des matériels, ainsi que sur les commandes. Le suisse Bühler confirme, par exemple, sa tradition d'innovation en lançant la deuxième génération de machines SC à réglage en temps réel et en boucle fermée. Les presses ont été reconçues pour être plus simples à piloter et à entretenir, avec une réduction des composants, en particulier sur le système de genouillères et l'hydraulique. Le programme Dataspeed sur PC remplace aussi les automates programmables. En outre, sur le modèle SC-F, les vitesses et les pressions d'injection peuvent être programmées sur vingt points, et la version SC-N permet de travailler les alliages thixotropes (semi-solides). Müller Weingarten suit également cette voie. Le constructeur allemand propose le groupe d'injection Opticast, à double circuit à réglage en temps réel. Celui-ci compense des effets perturbateurs tels que la variation des conditions d'écoulement dans le moule, la friction entre le piston d'injection et le conteneur, l'influence de la température sur le métal ou les pointes de pression. Il a aussi mis au point le procédé Vacural de coulée sous vide pour la fabrication de pièces exemptes de porosité et à faible teneur en oxydes. Il permet d'effectuer des traitements thermiques à plus de 500 °C et de souder des pièces coulées. Cette technique a d'ailleurs été employée par le constructeur d'automobiles allemand Audi pour les noeuds du châssis tubulaire en aluminium de son modèle de haut de gamme A8. Du côté de Thermco, c'est l'automatisation et la productivité qui sont privilégiées. Sa dernière machine de coulée d'aluminium sous basse pression est équipée d'un système de dégagement complet par le haut. Le moule supérieur peut ainsi être basculé sur une table et évacué directement, ce qui facilite l'accès au moule inférieur. De la sorte, le nettoyage et la lubrification du moule (le " poteyage " dans le langage des fondeurs) peuvent être effectués plus rapidement. Cette préoccupation guide pareillement les fournisseurs d'équipements secondaires ou périphériques. Dimafond, par exemple, a conçu une machine pour le débourrage de moyennes et grandes séries de pièces telles que des culasses, des collecteurs, des blocs-moteurs, etc. Le noyau de sable est d'abord décollé par martelage, puis désagrégé sous l'effet de vibrations élastiques. Conséquence indirecte du procédé, le polissage par sablage de l'intérieur de la pièce. Le cycle complet dure une quarantaine de secondes (chargement et déchargement compris). La simulation n'est pas en reste. Le logiciel Magmasoft de l'allemand Magma a été développé par des fondeurs pour simuler le remplissage du moule et la solidification de l'alliage coulé. D'une approche encore plus conviviale, la version 3.1 offre également des temps de calcul plus courts. Un atout important, pour les clients de l'automobile notamment. Enfin, dans le domaine du prototypage, la palme de l'innovation revient sans conteste à EOS. Le spécialiste allemand du prototypage rapide a mis au point deux techniques intéressant directement la fonderie. La première représente même un saut technologique. En effet, avec le frittage laser de sable, des noyaux et des moules en sable de type Croning peuvent être réalisés directement. " On peut obtenir une pièce bonne matière tout en respectant le procédé classique de fonderie, assure Eric Rousseau, ingénieur commercial. En combinant le frittage de sable pour les noyaux et les techniques traditionnelles pour les parties extérieures, des petites préséries sont même réalisables. " Autre procédé présenté par la filiale du groupe Zeiss : le frittage laser de polymère. Des modèles en polystyrène peuvent ainsi être produits sans outillage pour être utilisés directement en fonderie à la cire perdue (carapace ou bloc). L'organisateur de Fonderie souhaite en faire le grand rassemblement professionnel du secteur. Nombre d'exposants et de visiteurs rencontrés dans les allées sont cependant restés sur leur faim. " Venir de Beaucaire pour ça... ", commentait, un peu désabusé, un industriel... La proximité du Salon de l'industrie des métaux de Birmingham, du 23 au 27 septembre, explique probablement l'absence de certains industriels à Paris. Mais, avec une fréquentation près de deux fois supérieure à celle de 1995 ( plus de 6 000 visiteurs, contre 3 200 l'an dernier ), l'organisateur reste optimiste et prend déjà rendez-vous pour 1997.

USINE NOUVELLE N°2563

0 Commentaire

FONDERIE'96LES EQUIPEMENTS PRIVILEGIENT LA SIMPLICITEToujours plus de simplicité dans les équipements, tel était le mot d'ordre du salon Fonderie, ouvert du 17 au 19 septembre, au Bourget. Salon de toute une filière, il doit encore s'affirmer.

Tous les champs sont obligatoires

Votre email ne sera pas publié

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

  • Recherche le contact d'un décideur ou d'une entreprise industrielle

    ROUSSEAU
ARTICLES LES PLUS LUS