Florange : Sapin calme les ardeurs nationalisantes de Montebourg

Pour le ministre du Travail, pas question de nationaliser le site sidérurgique d'ArcelorMittal à Florange, comme l'a suggéré le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg le 22 novembre.

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Florange : Sapin calme les ardeurs nationalisantes de Montebourg

Entre Michel Sapin et Arnaud Montebourg, les positions divergent sur le dossier lorrain d'ArcelorMittal.

Le ministre du Redressement productif a créé la surprise devant les sénateurs réunis le 22 novembre, en évoquant "l'éventualité d'un contrôle public, même temporaire" du site de production d'acier d'ArcelorMittal à Florange, en Lorraine.

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"On n'est plus dans une époque où on nationalise la sidérurgie", a relativisé le ministre du Travail Michel Sapin ce 23 novembre au matin, sur la chaîne de télévision LCI. "La bonne solution, c'est d'examiner les propositions faites par d'autres entreprises pour faire en sorte que ArcelorMittal accepte de vendre à pas cher", a-t-il ajouté, comme le rapporte l'AFP.

Les éventuelles offres de reprise des hauts-fourneaux de Florange doivent être déposées d'ici au 1er décembre, date à laquelle le sidérurgiste ArcelorMittal prendra la décision de fermer définitivement le site lorrain.

ArcelorMittal n'aurait "aucune dette fiscale" en France

De son côté, le groupe ArcelorMittal n'a pas tardé à réagir aux invectives d'Arnaud Montebourg, notamment sur le sujet d'une dette fiscale du groupe jugée "astronomique" par le ministre.

"En tant qu'entreprise, ArcelorMittal respecte strictement l'ensemble des obligations fiscales relatives à ses activités en France qui incluent l'impôt sur le revenu, les taxes salariales, les taxes foncières et la TVA", a tenu à faire savoir le groupe dans un communiqué diffusé en début de soirée le 22 novembre.

"Ayant des activités sur le territoire français, le groupe a bien conscience des contrôles qui pourraient être opérés à tout moment par les autorités compétentes et reste parfaitement serein sur cette question dans la mesure où il s'acquitte du montant des impôts qui lui sont applicables", était-il ajouté. ArcelorMittal n'a "actuellement aucune dette fiscale vis-à-vis des autorités françaises", selon le communiqué.

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