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Quotidien des Usines

Florange : "Le temps est venu de faire plier Mittal"

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Lors de la table ronde convoquée par le préfet de Lorraine jeudi 12 juillet, les syndicats ont renouvelé leur intention de contraindre Lakshmi Mittal à prendre rapidement une décision concernant le site de Florange.

Florange : Le temps est venu de faire plier Mittal © D.R. - P. Braun L'Usine Nouvelle

Les syndicats de l'aciérie de Florange (Moselle) n'ont pas perdu une once de leur détermination. Pour eux, "le temps est venu de faire plier (Lakshmi) Mittal" pour qu'il pérennise le site, ont-ils martelé au cours d'une table ronde convoquée jeudi à Thionville par le préfet de la région Lorraine, Nacer Meddah.

Les moyens exposés pour faire changer de cap le patron du n°1 mondial de la sidérurgie ont cependant différé selon les organisations.

Pour Edouard Martin, leader de la CFDT, "soit on impose à Mittal d'investir dans le site, soit il le cède à un repreneur". "La question est de savoir si l'Europe veut produire les 200 millions de tonnes d'acier qu'elle consomme chaque année ou si elle les laissera produire dans des pays à bas coûts de main d'oeuvre", a-t-il poursuivi.

Pour Yves Fabbri, responsable de la CGT, "il faut provoquer le grand chambardement de la politique industrielle promis par le candidat François Hollande lors de la récente campagne présidentielle".

Le dirigeant de FO, Walter Broccoli, a plaidé pour une "expropriation" voire une "nationalisation" de Florange dont les deux hauts-fourneaux sont à l'arrêt depuis l'automne 2011.

Pour la CGC-CFE enfin, "il faut d'abord préserver les activités menacées en aval", comme la production d'acier d'emballage selon lui menacée, "pour sauver celles se trouvant en amont", comme la filière liquide et le train à chaud.

La table ronde s'est déroulée à la veille de la visite vendredi 13 en Lorraine d'une mission d'expertise instituée en juin par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Cette mission doit notamment analyser les perspectives du marché européen et mondial de l'acier et examiner les perspectives industrielles du site mosellan. Elle doit rendre ses conclusions d'ici au 31 juillet.

Le groupe veut améliorer et assurer la compétitivité de son activité

En parallèle, lors d'un comité d'entreprise européen, qui s'est tenu mercredi à Luxembourg, la direction de cette branche d'ArcelorMittal "a présenté les principes directeurs afin d'élaborer les organisations futures notamment vis-à-vis des fonctions supports" (administratif, ressources humaines, informatiques, achats etc.)

"Pour faire face aux difficultés économiques que connaît l'Europe, le segment des Aciers Plats Carbone Europe considère comme vital d'améliorer et d'assurer la compétitivité de son activité à tous les niveaux", affirme ArcelorMittal, dans une déclaration écrite.

"C'est un plan social déguisé au niveau européen. Cela va se traduire, nous le craignons, par plusieurs milliers de suppressions d'emplois en Europe, dont plusieurs centaines en France, où le principal site impacté sera Florange", s'est insurgé Edouard Martin, délégué syndical CFDT. "On sait bien, que, si on veut réduire les coûts dans les fonctions support, c'est essentiellement sur les salariés", souligne le représentant syndical.

 

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