Florange : le gouvernement en discussion avec Lakshmi Mittal

[ACTUALISE] - Le PDG d’ArcelorMittal s’est rendu à l’Elysée, ce jeudi 27 septembre. En début de journée, le quotidien Libération affirmait que le groupe avait confirmé son intention de fermer ses deux hauts fourneaux à Florange (Moselle).

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Florange : le gouvernement en discussion avec Lakshmi Mittal

"La discussion a été sérieuse, compte tenu de la gravité de la situation", a commenté la présidence de la République à l’issue de l’entrevue. Lakshmi Mittal a eu "un tête-à-tête" avec François Hollande qui lui a fait part "des exigences de l'Etat et du gouvernement".

En complément de cette rencontre au sommet, le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a, lui, rencontré les syndicalistes de l’entreprise à 15h, ce jeudi. Selon lui, ArcelorMittal "portera seul la lourde responsabilité" de l'avenir de Florange.

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"Le bras de fer commence", a annoncé Arnaud Montebourg. "Et nous allons le mener ensemble", a-t-il lancé aux salariés du site. Il a toutefois souligné que la direction du groupe a fait une "concession" en acceptant une éventuelle reprise. "Mittal a fait la première concession qui consiste aujourd'hui à accepter une reprise là où ailleurs, dans d'autres sites, il la refuse", a-t-il informé.

150 millions d'euros d'investissement à Florange

Selon Arnaud Montebourg, le gouvernement a deux exigences. Que les activités éventuellement abandonnées dans la filière "chaude" (production d'acier à partir de minerai de fer et de coke) puissent "faire l'objet d'une reprise par tout opérateur intéressé dans le monde". Mais aussi, que l'aciériste, s'il décide d'abandonner réellement le "chaud", "investisse de façon significative et importante" dans la filière "froide".

Le ministre a précisé que le gouvernement exigeait d'ArcelorMittal qu'il investisse 150 millions d'euros sur son site de Florange, et ce quelle que soit sa décision quant à son avenir.

Lundi 1er octobre, lors d'un comité central d'entreprise à Saint-Denis, le groupe fera part de "ce qu'il a finalement décidé après ce mois de bras de fer, il en prendra seul la lourde responsabilité", a assuré Arnaud Montebourg après sa rencontre avec les syndicalistes. Et d'avertir : si la direction "décidait lundi de ne pas faire repartir les hauts fourneaux, le gouvernement a déjà donné instruction à ses mandataires (...) qu'ils se tiennent prêts à rechercher un opérateur industriel durable et sérieux et disposant d'un projet solide et réaliste".

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