Florange: la piste de la nationalisation refait surface

Arnaud Montebourg a déclaré devant les sénateurs que "l'éventualité d'un contrôle public, même temporaire" du site d'ArcelorMittal "doit faire l'objet d'une étude sérieuse par le gouvernement. Le ministre du Redressement productif avait pourtant écarté cette piste fin septembre.

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Florange: la piste de la nationalisation refait surface

Le gouvernement serait-il finalement prêt à brandir l'arme de la nationalisation face à l'ogre ArcelorMittal ? Arnaud Montebourg a en effet évoqué cette hypothèse au Sénat ce jeudi 22 novembre, dans le cadre de la reprise des hauts-fourneaux de Florange que le sidérurgiste compte fermer.

"Nous pouvons aujourd'hui considérer que la question (...) de l'éventualité d'un contrôle public, même temporaire, doit faire l'objet d'une étude sérieuse par le gouvernement, et c'est (...) ce à quoi nous nous sommes attelés depuis plusieurs mois", a déclaré le ministre du Redressement productif.

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Il répondait au sénateur de la Moselle, où se trouve le site de Florange, qui lui demandait s'il "n'était pas temps (...) de se donner les moyens législatifs face à la famille Mittal de pérenniser la production d'acier français et les hauts fourneaux de Florange et pourquoi pas, s'il le fallait, d'aller vers une prise de contrôle publique de l'usine de Florange".

Un revirement de situation puisque le ministre avait lui même rejeté cette option le 30 septembre dernier. "A chaque fois qu'on a nationalisé, l'Etat n'a pas été un très bon gestionnaire", avait-il fait remarquer, avant d'ajouter : "Et il n'a pas d'argent non plus".

ArcelorMittal est "redevable d'une dette fiscale astronomique"

Arnaud Montebourg a également profité de cette réponse au sénateur pour vider son sac concernant ArcelorMittal. "Tous les engagements" pris par Mittal vis-à-vis de la France à l'époque de l'OPA hostile en 2006 "n'ont jamais été respectés", a-t-il affirmé.

Il a ainsi indiqué que le groupe sidérurgique était "redevable aux yeux de l'administration fiscale française d'une dette fiscale que nous considérons comme astronomique".

"Le problème des hauts fourneaux de Florange, ce n'est pas la défaillance des hauts fourneaux de Florange, c'est la défaillance de Mittal", a insisté Arnaud Montebourg, rappelant que le groupe sidérurgique avait décidé de fermer 9 de ses 25 hauts fourneaux en Europe.

Il a ajouté qu'ArcelorMittal fait "usage assez immodéré, aux yeux du gouvernement français mais aussi du gouvernement luxembourgeois, des quotas de CO2 et notamment d'un certain nombre d'aides publiques".

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