Florange : Hollande maintient la pression sur Mittal

[ACTUALISE] - Le chef de l'Etat a reçu le dirigeant d'ArcelorMittal. Il lui a présenté "les différentes options possibles" dans le cadre de la reprise du site de Florange dont le sidérurgiste souhaite céder la filière liquide qu'il juge insuffisament rentable. Peu avant cet entretien, François Hollande avait indiqué qu'une nationalisation ferait partie des sujets de discussion.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Florange : Hollande maintient la pression sur Mittal

Le compte à rebours est lancé. A quelques jours de la fin de l'ultimatum fixé par ArcelorMittal, pour que l'Etat français trouve un repreneur à la filière liquide du site de Florange, François Hollande a reçu son président, Lakshmi Mittal, mardi 27 novembre à l'Elysée.

Les deux hommes se sont entretenus "longuement", selon le communiqué du Palais. Le président de la République a notamment demandé à ce que les discussions se poursuivent entre l'Etat et l'entreprise "jusqu'au terme du délai qui avait été convenu pour trouver un éventuel repreneur", soit jusqu'au vendredi 30 novembre au soir.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Alors que 629 salariés des 2 800 qui travaillent à Florange sont directement menacés par la fermeture des hauts-fourneaux, François Hollande a "réaffirmé sa volonté d'assurer la pérennité de l'emploi" sur ce site et "présenté les différentes options possibles", poursuit le communiqué.

Peu avant cet entretien, le chef de l'Etat avait indiqué lors d'un point presse que la nationalisation "fait partie du sujet de la discussion". L'idée d'une prise de contrôle temporaire du site avait été relancée la semaine dernière par Arnaud Montebourg et a depuis reçu des soutiens à gauche comme à droite.

"Je vous donnerai la réponse quand, moi-même, je l'aurai obtenue, mais la volonté qui est la nôtre est de faire en sorte que l'ensemble du site puisse avoir une pérennité", a souligné mardi François Hollande.

"Le président de la République a eu hier une discussion franche et ferme avec M. Mittal", a assuré la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem devant la presse, lors de son compte rendu du Conseil des ministres le 28 novembre.

Elle a souligné que la "préoccupation essentielle (du gouvernement) aujourd'hui est l'avenir des emplois" à Florange, selon l'AFP. "La balle est dans le camp d'ArcelorMittal qui doit nous apporter des garanties d'ici vendredi pour la pérennité de ces emplois (...) Les discussions doivent se poursuivre".

Réaffirmant le soutien de l'Elysée envers le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg suite à ses déclarations récentes sur une éventuelle nationalisation temporaire de Florange, elle a indiqué : "C'est le rôle du ministre du redressement productif de faire entendre un discours fort sur la volonté politique de réindustrialiser ce pays et de tout mettre en oeuvre pour le faire", ajoutant que "ni le Président de la République ni le Premier ministre (n'ont) exprim(é) la moindre réserve sur ce sujet".

Comme le rapporte l'AFP, Najat Vallaud-Belkacem a salué "l'énergie que le ministre Arnaud Montebourg consacre à stimuler des offres de reprises sur plusieurs dossiers, pas simplement celui-là".

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS