Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Fleur Pellerin attendue sur le volet PME et innovation

Aurélie Barbaux ,

Publié le

La nouvelle ministre déléguée chargée des PME, de l'innovation et de l'économie numérique a réussi ses premières sorties médiatiques sur le sujet du numérique, malgré le côté brûlant du dossier Hadopi. Reste à donner de la cohérence à son ministère.

Fleur Pellerin attendue sur le volet PME et innovation © D.R.

Un succès. Sur twitter, Fleur Pellerin, 38 ans, ministère délégué chargée des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique, fait pour l'instant, presque, l'unanimité après ses interventions sur France 3 et Canal+ : 
"Une jeune ministre qui ne nous fera pas regretter les vieux !"
"Au moins pour le côté numérique @fleurpellerin va vraiment bosser sur le sujet."
"Depuis qu'elle est ministre du numérique, plus aucun dialogue. Dommage."
"Si on considère que la prod. audiovisuelle participe du "redressement productif", @fleurpellerin n'est pas hors-sujet avec #hadopi
"Marrant de voir comment le sujet hadopi snobé par @fleurpellerin (comme nombre d'assos citoyennes) lui pète immédiatement à la figure. :-)"


Et elle d'écrire, samedi 19 mai, sur son compte Twitter :

Car si Fleur Pellerin, diplômée de l'ESSEC, Sciences Po puis l'ENA, ayant mené la majorité de sa carrière professionnelle à la Cour des comptes, a bien travaillé les sujets numériques durant la campagne, elle ne s'attendait pas à écoper des PME. D'ailleurs elle ne devait même pas tout à  fait s'attendre à un ministère pour le numérique.

Interrogée par Guy Manou Mani, président du Syntec Numérique, sur le moyen de faire entre l'économie numérique dans un gouvernent, Fleur Pellerin avait répondu, avant le second tour des élections : "Vu le caractère transversale du sujet, il faudrait des conseillés très avisés auprès des responsables santé, éducation, écologie et développement, un réseau de conseillers puissants présents dans tous les ministères. Mais l'important est que le président ait l'oreille à ses sujets. Et qu'il y ait une volonté politique forte."

Pourtant, dans le programme du candidat socialiste, le numérique était absent, ou plutôt tellement diffus dans tous les sujets, qu'on peinait à l'y trouver. Malgré tout, devant le collectif du numérique, le 26 mai dernier, Fleur Pellerin avait réussi à dégager les grandes pistes de réflexions, à défaut de pistes d'actions très concrètes, avec une voix posée, mais ferme, comme son attitude très appliquée, un peu distante, qui la caractérise.

Le très haut débit… financé par les collectivités

"Nous avons une réflexion sur la fibre, mais ce qui manque aujourd'hui pour numérique un écosystème entre université, recherche, start-up et financeur… Nous nous engageons à couvrir le territoire à très haut débit à horizon 10 ans, avec une étape intermédiaire à 5 ans, pour une offre de qualité pour tous à 1 Mo minimum. Pour le financement (25/30 md euros…), il faudra discuter avec les collectivités !"

Remplacer Hadopi et une taxe sur la copie privée

"Nous voulons remplacer la loi Hadopi par un autre dispositif élargi à d'autres problématiques. Nous avons une réflexion sur un acte II de l'exception culturelle français, concernant le droit d'auteur et numérique. Un projet de taxe sur la copie privée est aussi à l'étude."

Un abeas corpus numérique

"Nous réfléchissons sur le doit et la liberté, la neutralité du net, l'identité numérique. Nous prônons un "abeas corpus numérique", (Droit et liberté numériques), un terme inventé par des chercheurs CNRS pour donner aux internautes la garantie et la maîtrise sur leurs données personnelles (droit, effacement, reforment du rôle de la CNIL…).

Réorienter des crédits du Fonds pour la société numérique

Côté PME et innovation Fleur Pellerin rappelle le projet de création d'une banque publique d'investissement. "Il y aura un audit à faire sur l'utilisation des crédits et les instruments du FSN (principalement des prêts), mais il faut élargir à d'autres façons, financement direct… Mais nous salut le fonds d'amorçage. L'État doit accompagner le développement du capital-risque. Une idée serait de réorienter de l'argent du FSN, vers des fonds d'incubation dans l'université ou des démarches de type concours ou challenge."

Un livret d'épargne industrie

"Nous réfléchissons aussi à la création d'un livret épargne industrie dédié exclusivement aux entreprises innovantes. Mais attention, il reste à définir une définition de PMEI." Le Crédit impôt recherche, lui ne devrait pas être remis en cause. "Mais on doit faire en sorte de cible plus sur PME ET ETI par redéfinition des critères et simplification des dossiers."

Le levier commande publique

"Mais surtout, pour les Pme l'important est de faciliter l'accès PME à commande publique. Et faire d'avantage que les 20 % actuels engagés par l'État et 40 par les collectivités locales". Comment ? On verra.

Fin du saupoudrage

Enfin, Fleur Pellerin veut croire à la capacité du nouveau gouvernement à assumer des choix industriels. "Au lieu de saupoudrer les aides sur un grand nombre de secteurs, il faut de cibler deux ou trois secteurs, comme la e-santé ou d'autres, plus petits en terme de chiffres d'affaires, comme le jeu vidéo. Le numérique, avec efficacité énergétique sera un des filières cibles de politique de l'État."

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle