Fissures en Belgique : l'UE inquiète pour neuf réacteurs nucléaires en Europe

Suite à la révélation de potentielles fissures dans la cuve d'un réacteur de la centrale nucléaire de Doel, en Belgique, l'Union européenne recommande la surveillance de toutes les installations similaires sur le territoire communautaire.

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Fissures en Belgique : l'UE inquiète pour neuf réacteurs nucléaires en Europe

Deux réacteurs arrêtés en Belgique, neuf centrales nucléaires visées sur le territoire européen, et 22 cuves potentiellement touchées dans le monde. La révélation le 8 août de l'existence de "potentielles fissures" sur le réacteur n°3 de la centrale de Doel, en Belgique, n'a pas fini de faire couler beaucoup d'encre.

Par précaution, l'Autorité fédérale de contrôle nuclaire (AFCN) belge a également arrêté le réacteur n°2 de sa centrale de Tihange, mais c'est sans compter toutes les cuves de réacteurs fabriquées par le groupe hollandais Rotterdamsche Droogdok Maatschappij (RDM), qui a mis la clé sous la porte en 1996.

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Selon les informations du quotidien Le Monde, la Belgique n'est pas seule concernée. Le groupe hollandais a fabriqué les cuves de vingt autres réacteurs, installés pour dix d'entre eux aux Etats-Unis et, pour les autres, en Allemagne (2), en Argentine (1), en Espagne (2), aux Pays-Bas (2), en Suède (1) et en Suisse (2). Il est donc possible que les mêmes défauts soient présents sur ces installations.

Sans fabricant à incriminer, les agences nationales de sûreté nucléaire sont responsables

Le 9 août, l'Union européenne s'est emparée du dossier, arguant n'avoir jamais été avertie du problème du réacteur de Doel. En effet, c'est lors de la révision planifiée de la centrale belge entamée le 2 juin dernier que l'AFCN a fait état du problème sur la cuve du réacteur n°3.

"Une nouvelle méthode d'analyse de la cuve au moyen de capteurs ultrasoniques a été réalisée lors de la révision planifiée de la centrale nucléaire de Doel 3. Si les résultats de ces analyses ne sont pas encore complètement établis à ce stade, il apparaît déjà que les capteurs ultrasoniques ont détecté sur la cuve la présence de très nombreuses indications qui pourraient s'assimiler à de potentielles fissures", expliquait hier l'AFCN sur son site internet.

"Les Etats membres ont seulement l'obligation de nous informer si des problèmes peuvent concerner d'autres pays", a indiqué la porte-parole du commissaire européen à l'énergie Günther Oettinger. "L'entreprise qui a produit les éléments (mis en cause) doit effectuer les vérifications nécessaires", a précisé Marlene Holzner. Rotterdam Drydocks ayant depuis cessé ses activités, "ce sont les agences nationales (de sécurité nucléaire) qui sont responsables", a conclu Mme Holzner.

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