Fini les acquisitions en série, Jean-Pascal Tricoire emmène Schneider dans un nouveau voyage

Schneider Electric a publié des résultats annuels solides, avec des ventes tirées par les nouvelles économies et les services. Et a confirmé en avoir terminé avec les grandes acquisitions. Place à la croissance organique.

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Fini les acquisitions en série, Jean-Pascal Tricoire emmène Schneider dans un nouveau voyage

Le nouveau départ du géant français du matériel électrique, devenu champion de la gestion de l’énergie, se fait sur des bases solides. Présentant ses résultats annuels, le 20 février, Schneider Electric a affiché un bénéfice net en hausse de 4% à 1,89 milliard d’euros. Le recul de 1,6% à 23,55 milliards du chiffre d’affaires est lié à un effet de change négatif de 3,7 points. Hors effet de change et de périmètre, les ventes progressent de 0,4%.

Le groupe engrange les bénéfices de sa décennie de transformation, qui l’a vu devenir leader mondial de métiers toujours plus étendus mais restant centrés sur la gestion de l’énergie. Le maintien du chiffre d’affaires est en particulier soutenu par l’essor dans les nouvelles économies et dans l’activité de services, où Schneider enregistre des croissances de respectivement 4,6% et 9%.

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"Tirer le potentiel de ses développements"

C’est une impressionnante série d’acquisitions - près de 130 entreprises pour environ 15 milliards d’euros en dix ans - qui a permis la mutation du groupe. Avec la dernière, celle du britannique Invensys pour 3,8 milliards d’euros, conclue mi-janvier, "nous terminons ce que j’appelle le voyage de cette dernière décennie. Nous entrons maintenant dans une nouvelle phase au cours de laquelle Schneider Electric doit tirer tout le potentiel de ses développements", déclarait Jean-Pascal Tricoire à L’Usine Nouvelle mi-janvier.

Le dirigeant a confirmé lors de la publication des résultats 2013 que la stratégie de croissance externe était terminée. "Nous avons constitué le bon portefeuille de produits. Nous voulons maintenant capturer plus de rendement à partir de ce que nous avons bâti", a-t-il précisé. Pour 2014, première année de son nouveau voyage, Schneider prévoit, hors effets de change, une croissance organique "modérée à un chiffre" et une hausse de 0,4 à 0,8 point de sa marge d’exploitation.

Manuel Moragues

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