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L'Usine Agro

Findus tourne la page du scandale de la viande de cheval

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Le fabricant de produits surgelés Findus a finalement limité la casse en 2013. Souhaitant tirer un trait sur le horsegate, Findus vient de racheter le spécialiste de la frite surgelée en Belgique et table sur une croissance de 5 % de ses ventes en France en 2014.

Findus tourne la page du scandale de la viande de cheval © Green Lane - Wikimedia commons - c.c.

Un an après le scandale de la viande de cheval identifiée dans ses lasagnes au bœuf, le moral semble retrouvé chez Findus. Le fabricant de surgelés a fini l’année 2013 sur une croissance de 1 % de son chiffre d’affaires, à 211,1 millions d’euros, bien loin de "la chute des ventes que prédisaient certains", a insisté le 18 mars, Matthieu Lambeaux, le président de Findus Europe du Sud. Si les ventes de ses plats cuisinés surgelés se sont bien effondrées de 17 %, suite notamment à une sortie totale des linéaires pendant quatre mois, la marque a compensé la baisse de cette activité avec son cœur de marché, les poissons surgelés, qui pèsent 70 % du chiffre d’affaires, et les épinards. 

Plus de 12 millions d’euros investis à Boulogne-sur-mer

"Au total, notre chiffre d’affaires a été impacté de 2 % à cause du horsegate et de 2,5 % à cause de la mauvaise météo", a détaillé Matthieu Lambeaux. Reste que le fabricant tablait initialement sur des ventes en hausse de 10 % pour 2013 avant l’épisode de la viande de cheval. "Notre démarche de renforcer le Made In France depuis trois ans, avec notamment notre usine de poissons de Boulogne-sur-mer, a payé et séduit les distributeurs", a-t-il ajouté, expliquant la progression de 3 % de l’activité poissons en 2013. Le fabricant affirme avoir investi plus de 12 millions d’euros depuis 2011 sur son site du Pas-de-Calais, contre 10 millions annoncé initialement, pour rapatrier toute la fabrication des produits à base de poissons sur le site. Findus assure également avoir co-investi 2 millions d’euros dans l’usine de son partenaire Gelagri à Loudéac (Côtes d’Armor), pour une nouvelle ligne de conditionnement d’épinards en barquettes operculées. Au total, 80 % de ce que vend le groupe est aujourd’hui fabriqué en France, affirme le fabricant qui appose fièrement des logos VBF (viande bovine française) et des drapeaux bleu blanc rouge sur la majorité de ses produits.

Une rentabilité restée positive

Si Findus a bien limité la casse en 2013, l’année aura été synonyme de coûts imprévus à cause du horsegate. La part du chiffre d’affaires consacré aux tests ADN et au marquage de l’origine des viandes est passée de 0,5 % à 1 % en 2013. La facture totale avec le retrait des marchandises est chiffrée à 2,5 millions d’euros pour le fabricant. Et à cause de cet épisode, plusieurs innovations et lancements dans de nouvelles catégories ont dû être gelées, reconnaît le groupe. "Malgré cela, notre rentabilité est restée dans le vert", assure le président, sans plus de détails.

Doubler le chiffre d’affaires en cinq ans

Pour 2014, le groupe, qui estime que son nom n’est plus associé au scandale de la viande de cheval selon des études de consommateurs, attend une nette progression de son chiffre d’affaires. "Nous pensons que l’année sera bonne, avec une croissance, sauf imprévu, de 5%", prévoit Matthieu Lambeaux. D’ici à 2018, Findus France table sur 400 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit près du double du niveau actuel. Sur le périmètre Europe du sud (300 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013), le groupe vient de renforcer sa présence en Belgique, avec le rachat fin février, à McCain, du spécialiste de la frite surgelée Lutosa. La marque devrait permettre à Findus de se développer sur d’autres segments de marchés dans le pays et passer de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires actuellement au triple d’ici à cinq ans. En France, le fabricant lance une batterie de nouveautés ce début d’année 2014, dans les snacks, avec des wraps au poulet ou au bœuf, et dans des poêlés à base de pommes de terre et viande de volailles ou de porcs. Curieusement, Findus n’a pas cru bon de marquer l’origine des viandes sur ces nouveautés, ni leur lieu de transformation. "Ce n’est pas forcément ce qu’attendent les consommateurs", assure Caroline Nobilé, la directrice marketing et R&D France. Un choix étonnant un an à peine après le horsegate.

Adrien Cahuzac

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