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L'Usine Agro

Fin du dumping salarial dans les abattoirs

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Avant même sa généralisation au 1er janvier 2015, l’industrie de la viande a adopté un salaire minimum. Les syndicats applaudissent une normalisation de la concurrence allemande.

Fin du dumping salarial dans les abattoirs
Le salaire minimum obligatoire atteindra 8,75 euros à la fin 2016.
© Till Leeser

Les 80 000 employés des abattoirs et des usines de transformation de la viande en Allemagne peuvent être soulagés. Les exploitants français aussi. Le secteur s’est en effet engagé à mettre en place, graduellement, un salaire minimum. Fixé à 7,75 euros brut de l’heure au 1er juillet 2014, il est passé à 8 euros au 1er décembre ; devenant obligatoire au 1er janvier 2015, il atteindra 8,60 euros au 1er octobre de la même année. Il grimpera à 8,75 euros au 1er décembre 2016.
 

La pression des médias et de l’opinion publique aura donc eu raison des géants de l’agroalimentaire, qui avaient abusivement recours à des « salariés détachés » venus de Roumanie, de Bulgarie, de Pologne et de Hongrie, bien souvent pour un salaire horaire de 3 euros. Ceux-ci pouvaient représenter de 60 % à 80 % de l’effectif de ces industriels. « Cela devenait intenable, créant une situation de dumping salarial en Europe, souligne Bernd Maiweg, le responsable du secteur de la viande au sein du syndicat NGG. Aux entreprises qui craignent désormais pour leur compétitivité, je rappelle tout simplement que le coût de la main-d’œuvre ne représente que quelques euros par tête de bétail abattue, et que notre salaire minimum reste toujours inférieur à celui pratiqué en France ou au Danemark. » 
 

Qui plus est, depuis le 1er janvier 2014, les ressortissants roumains et bulgares bénéficient d’une autorisation de travailler dans le pays. La confédération des syndicats DGB a même créé le programme « Faire Mobilität » (mobilité juste), mettant à la disposition des salariés détachés un interlocuteur en langue polonaise, hongroise, roumaine, anglaise et allemande afin de leur rappeler leurs droits et de recueillir des témoignages sur des abus. Il sera de plus en plus difficile de recourir à ces travailleurs, ce qu’ont confirmé deux géants du secteur, affirmant leur volonté d’embaucher davantage de salariés sous contrat.

G. D.

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