Fin du conflit social chez Bergerac NC

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Le conflit social qui agite depuis avril dernier, Bergerac NC, la filiale de la SNPE, spécialisée dans la fabrication de nitrocellulose, qui emploie 450 salariés à Bergerac en Dordogne, vient tout juste de prendre fin. Les raisons ? Des revendications portant sur les salaires. L'augmentation de 1,2 % n'étant pas jugée suffisante par les salariés, ces derniers réclament 2,5 %.

Autre pierre d'achoppement : les jours de remonte. En clair, pour arriver à faire 35 heures, les équipes qui travaillent dans l'atelier de nitrocellulose qui fonctionne en continu, doivent « venir en doublure dans l'entreprise treize jours et demi par an ». Ces jours, appelés « jours de remonte », les salariés souhaitent évidemment leur suppression. Résultat : six à sept heures de grève par mois dans les ateliers, selon les syndicats. Une heure de grève par jour, pour la direction de l'usine. Le 2 octobre, un accord a semble t-il été trouvé. Trois jours sur les treize et demi de « remonte » ont été supprimés. Quant aux négociations salariales, elles ont abouti à une augmentation pour les plus bas salaires de trente euros par mois avec effet rétroactif depuis avril.

Le conflit suspendu, on peut imaginer que l'investissement de 50 millions d'euros qui devrait permettre de positionner Bergerac NC plus fortement sur la production des encres et non plus sur celui du vernis bois, sera enclenché (Voir Quotidien des Usines du 17/09/02).

Il y a quelques jours encore, Alain Brasquier, directeur de l'usine, rappelait que cet investissement était gelé, compte tenu du conflit social. « Avec ce conflit, la production a été fortement perturbée, depuis avril. Le manque à gagner est non négligeable. Or, nous sommes confrontés à une concurrence internationale très dure. Il faut que les salariés le comprennent ».

Du côté des salariés, on se dit inquiet. « Les productions les moins rentables vont partir en Asie. Nous allons nous spécialiser sur le marché des encres. Et l'activité de vernis à ongles (45 salariés), qui est rentable, risque d'être filialisée. Cette réorientation industrielle nous inquiète », lâche Christiane Vincent, secrétaire du syndicat CGT de l'entreprise.

Colette GOINERE

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