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Fin du conflit au Port de Marseille

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Les grévistes ont voté samedi 31 mars en faveur d'une reprise du travail, mettant fin à dix-huit jours de conflit. Mais la victoire de la CGT, qui a obtenu les emplois qu'elle réclamait, suscite des polémiques.

Fin du conflit au Port de Marseille

Le déchargement des 60 navires bloqués en rade de Marseille va pouvoir commencer. Après dix-huit jours de conflit, les grévistes CGT du Port autonome de Marseille (Pam), ont repris le travail, après avoir obtenu satisfaction. Lors d'une ultime réunion de négociations, vendredi dernier, ils ont obtenus que Gaz de France réserve cinq emplois équivalents temps plein sur son terminal méthanier de Fos-Cavaou à des agents du port. Fruit d'un investissement de 350 millions d'euros de GDF, ce terminal devrait employer 80 personnes à son ouverture en 2008. L'entreprise, qui souhaitait employer ses propres agents pour « des raisons de sécurité », a donc finalement cédé.

Une "décision honteuse"
 
Pour l'Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE13), il s'agit d'une « décision honteuse qui condamne le Port de Marseille ». L'Union craint que l'accord remette en cause plusieurs projets d'investissements privés au profit d'autres ports européens. « Le monde économique est scandalisé par cette décision incompréhensible des autorités de l'Etat, qui, face à un conflit totalement disproportionné au regard de l'enjeu (1000 heures de travail) et pour acheter une paix sociale (de courte durée) dans le contexte électoral actuel, capitule encore une fois et n'hésite pas ainsi à condamner à moyen et long terme l'avenir du Port de Marseille », explique l'UPE13 dans un communiqué.

Un point de vue que ne partage pas, bien évidemment, la CGT. « La responsabilité de ce conflit n'est [...] pas, à l'évidence, dans le camp des grévistes mais chez ceux qui ont refusé de traiter des revendications en temps et en heure », a martelé Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, lors du congrès de l'Ugict-Cgt.

Quoiqu'il en soit, cette grève, qui aurait coûté plus de 25 millions d'euros selon l'Union française des industries pétrolières (Ufip), risque de laisser des traces. « Pire qu'un échec, c'est une condamnation : un abandon total du Port de Marseille par l'Etat et les politiques dans la compétition internationale pour satisfaire quelques intérêts personnels », estime Stéphan Brousse, Président de l'UPE13. L'accord devrait peser lourd lors des négociations à venir sur les futurs investissements dans le port et, notamment pour le futur terminal conteneurs Fos2XL. Un nouveau mouvement en prévision, juste avant les élections municipales ?

Bertrand Beauté

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