Fin des opérations de nettoyage à l’usine Lubrizol

La fuite de mercaptan survenue le 21 janvier sur le site chimique à Rouen (Seine-Maritime) continue de soulever de nombreuses questions.

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Fin des opérations de nettoyage à l’usine Lubrizol

L'accident de l'usine Lubrizol survenu le 21 janvier à Rouen (Seine-Maritime) est clos, a annoncé mercredi 6 février la ministre de l'Ecologie et du développement durable, Delphine Batho. Les opérations de nettoyage de la cuve, dont s'était échappée une forte quantité de mercaptan, sont terminées après un processus de neutralisation qui a duré deux semaines. La fuite avait provoqué l'inquiétude et le désagrément de nombreuses personnes en Normandie, en Ile de France et jusqu'au sud de l'Angleterre.

Dans un communiqué, le préfet de Haute-Normandie Pierre-Henry Maccioni a rappelé que les "émissions de mercaptan n'ont à aucun moment atteint des niveaux susceptibles d'avoir des effets nocifs sur la santé". Le plan particulier d'intervention (PPI), mis en place moins de 24 heures après l'incident, vient d'être levé. Le préfet a demandé à l'entreprise Lubrizol de lui remettre un rapport visant à déterminer les causes de l'incident.

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Les activités du site industriel, qui produit des additifs pour lubrifiants, carburants, combustibles et autres spécialités chimiques, ont progressivement repris, "à l'exception de l'unité dans laquelle se trouve la cuve qui a présenté un dysfonctionnement", selon la préfecture.

Cet incident a soulevé de nombreuses questions quant à la réaction chimique qui a provoqué l'émanation du mercaptan. Le Nouvel Observateur a diffusé le 31 janvier un entretien du toxicologue André Picot qui mentionne une probable présence de solvant, qui serait responsable de la fuite. Une thèse démentie par les autorités.

Le mercaptan, qui ne "présente pas de risques pour la santé", selon les services de l’Etat, est considéré "toxique par inhalation" par l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Il présenterait un risque, non pas pour les riverains, mais pour les 250 ouvriers du site rouennais, classé Seveso depuis 2009.

Contactée, la direction de l'usine n'a pas donné plus d'informations.

Timothée L'Angevin

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