Fin des additifs et baisse des pigments pour BASF à Huningue

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L'usine française de Huningue (Haut-Rhin) se retrouve en première ligne de la restructuration de BASF Performance Products. Elle perdra 140 emplois sur un effectif actuel de 242 salariés, dès l'année prochaine pour l'essentiel, selon les syndicats. Le plan du groupe touche ses deux lignes de production. Destinée aux peintures industrielles, matières plastiques et encres d'imprimerie, la fabrication de pigments tombera à 1 000 tonnes/an début 2015, selon les représentants du personnel, « contre 1 800 tonnes les meilleures années ». La diminution de charge débutera au printemps prochain. L'activité d'additifs pour huiles et lubrifiants sera, quant à elle, complètement arrêtée en décembre 2014, après avoir baissé progressivement à partir du deuxième trimestre prochain. Elle représente actuellement 6 000 tonnes/an. De source syndicale, elle sera transférée dans l'usine allemande de Lampertheim, voisine du siège de Ludwigshafen aux dimensions nettement supérieures, avec ses 40 000 tonnes/an de capacités. La section CGT fait part de son extrême pessimisme sur la pérennité de l'usine bientôt réduite à 102 personnes. « Cette taille est bien trop petite selon les standards de BASF », relève son délégué Jules Schneider. L'environnement urbain vient également assombrir les perspectives, souligne-t-il : « Nous nous situons au milieu du grand projet urbain 3Land (un nouveau quartier transfrontalier prévu dans les 10 à 20 ans de part et d'autre du Rhin entre Bâle, Huningue et la commune allemande de Weil-am-Rhein dans le prolongement du Campus Novartis, ndlr). Notre usine classée Seveso seuil haut gêne ce développement voulu haut de gamme », analyse-t-il.

Huningue est un ancien site Ciba que le groupe suisse avait créé à quelques kilomètres de son siège de Bâle. Il avait rejoint sa division SC (Specialty Chemicals) constituée lors de la fusion de la branche pharma avec Sandoz donnant naissance à Novartis. La restructuration annoncée mercredi se concentre d'ailleurs sur des sites ex-Ciba, signe, selon Jules Schneider, de la volonté de BASF de se « débarrasser » de l'héritage du groupe suisse pour concentrer les charges sur ses propres sites.

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