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L'Usine Auto

Fin de règne pour Kaiser Ferdinand, à deux doigts de perdre son siège chez Porsche

Aurélie M'Bida , , ,

Publié le , mis à jour le 15/03/2017 À 12H01

Direction la sortie pour l'ancien patron emblématique du groupe automobile Volkswagen ? Selon la presse allemande, Ferdinand Piëch serait en passe de se voir évincer du conseil de surveillance de Porsche.

Fin de règne pour Kaiser Ferdinand, à deux doigts de perdre son siège chez Porsche © D.R.

Ferdinand Piëch, ancien président du conseil de surveillance de Volkswagen (VW), pourrait bien perdre son dernier siège au sein du groupe, rapporte le journal Bild am Sonntag. Un porte-parole de Porsche a en effet expliqué dimanche 12 mars que le conseil de surveillance devrait décider d'ici à la mi-avril de la future composition du conseil. Face aux rumeurs sur une éviction prochaine de l'ancien n°1 de VW, le président de Porsche, et par ailleurs cousin de Ferdinand Piëch, Wolfgang Porsche avait déclaré en marge du Salon de Genève qu'aucune décision n'avait encore été prise quant à cette composition, précise le Bild.

Piëch, qui aura 80 ans le 17 avril prochain, est copropriétaire de la marque de luxe et de sport et aussi actionnaire majeur de VW. Jusqu'en avril 2015, il était un membre de longue date du conseil de surveillance du groupe automobile allemand et était considéré comme l'homme le plus puissant chez Volkswagen. Il a démissionné de presque tous les postes qu'il occupait après une lutte de pouvoir interne avec le PDG de VW de l'époque Martin Winterkorn, qui est simplement resté au conseil de surveillance de Porsche.

Retour de bâton

Récemment, les accusations de Ferdinand Piëch à l'encontre de quatre dirigeants de Volkswagen avaient sévèrement plombé le fonctionnement du groupe enlisé dans le scandale des moteurs truqués. L’ancien dirigeant du constructeur, toujours membre du conseil de surveillance, avait en effet affirmé qu'il avait prévenu ses successeurs de l'existence d'un logiciel truqueur dès le printemps 2015, soit six mois avant l’éclatement du scandale. Devant le parquet de Brunswick (Basse-Saxe), il avait même nommément cité quatre de ses dirigeants : Stephan Weil (SPD), le ministre-président du Land de Basse-Saxe, gros actionnaire du groupe, le président du comité d'entreprise Bernd Osterloh, l'ancien patron du syndicat IG Metall Berthold Huber et Wolfgang Porsche, lui aussi gros actionnaire du groupe.

Porsche SE est une holding qui détient environ 52 % des droits de vote de VW. La part du capital de VW est presque de 31 %. Tous les principaux représentants des familles Porsche et Piëch siègent au conseil composé de douze membres, rappelle le Bild. En raison du retrait annoncé en février de six représentants salariés, la recomposition du conseil de surveillance de Porsche se déroulera au court de l'assemblée générale du 30 mai prochain à Stuttgart. Mais avant cette date, les familles devront avoir défini leurs six candidats. Etant donné que la grande famille détient le droit exclusif de voter, il est certain que les représentants proposés seront élus en tant que nouveaux membres du conseil de surveillance le 30 mai, souligne le quotidien.

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