Fin de grève chez Ruia Sealynx Charleval

[ACTUALISE] - Les 500 salariés du fabricant de joints d'étanchéité pour l’automobile ont mis fin mercredi 20 juin à leur grève illimitée, après la signature d’un accord avec Renault.

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Fin de grève chez Ruia Sealynx Charleval

Ils avaient entamé le 11 juin leur grève avec un seul mot d’ordre : que Renault filialise leur entreprise au motif que le constructeur automobile est depuis des années l’unique décideur et financeur des activités du site. "Renault représente 85 % de notre activité", affirme Jérémy Durdu, délégué CGT du site devenu en mai 2011 une filiale du groupe indien Ruia, et aujourd’hui en redressement judiciaire, "c’est Renault qui négocie et choisit nos repreneurs, c’est Renault qui finance l’adaptation de l’outil industriel en fonction de ses besoins, a payé les dettes laissées par Ruia disparu l’automne dernier etc. Nous reprenons le travail après la signature des engagements de Renault en terme d’emplois, de commandes et de garantie de travail, ne pas pénaliser plus longtemps les usines du groupe que nous approvisionnons, mais la filialisation reste un objectif".

Selon le délégué, Renault s’était engagé dès le 14 juin, mais ce n’était ni signé, ni verrouillé, lors de négociations à la préfecture d’Evreux dans l’Eure à ne jamais accepter le polonais Stomil Sanok ou l’américain Cooper Standard Automotive alors candidats, dont les salariés ne veulent pas comme repreneurs.

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Le groupe s’est aussi engagé personnellement a ne pas laisser liquider Sealynx, à garantir l’emploi des 500 salariés en CDI sur le site de Charleval, à trouver un operateur industriel pour reprendre l’usine et à garantir ses commandes jusqu’en 2015.

Quant à une filialisation, "Renault n’y tient pas pour la simple raison que cela pourrait constituer une jurisprudence applicable à de nombreux équipementiers en difficulté", estime le syndicaliste. Des propos que la direction nationale du constructeur automobile ne souhaite pas commenter.

"Depuis le début de la grève, Renault a indiqué son souhait que Sealynx poursuive son activité, indique un porte-parole du constructeur. Renault s’est engagé à tout mettre en œuvre pour qu’une solution pérenne soit trouvée dans les prochains mois sur le site de Charleval. Renault participera à la recherche active d’un repreneur fiable, qui soit un véritable opérateur industriel, qui veillera à la mise à niveau du site de Charleval par des investissements productifs de modernisation."

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