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Quotidien des Usines

Fin de conflit retardée pour l'entreprise Gad

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Publié le , mis à jour le 24/10/2013 À 16H51

Une réunion marathon tenue à la préfecture du Finistère à Quimper devait mettre un terme au conflit qui oppose depuis plusieurs jours les salariés de l'entreprise d'abattage Gad et sa direction. Le personnel n'a toujours pas voté la fin de la grève et attend la venue demain dans le Finistère de la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu .

Fin de conflit retardée pour l'entreprise Gad © Janphi63 - Flickr - C.C

[Actualisé à 16h51] - Plus d'une dizaine d'heures de réunion ont été nécessaires dans les locaux de la préfecture de Quimper (Finistère) mercredi 23 octobre pour arriver à un accord entre les représentants des salariés de l'entreprise d'abattage Gad et sa direction générale qui évoque dans un communiqué "la fin du conflit".

Mais les salariés de Gad SAS réunis en assemblée générale le 24 octobre ont refusé de lever la grève, s'ils ont libéré le site de Josselin (Morbihan), ils maintiennent le blocus à Lampaul-Guimiliau (Finistère) ainsi qu'à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Ils attendent la venue demain de la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu qui est élue socialiste du Finistère. Les délégués du personnel ont pourtant obtenu pour les 889 salariés qui vont être remerciés suite à la fermeture de l'abattoir situé à Lampaul-Guimiliau et l'arrêt de l'activité de l'usine de charcuterie de Saint-Nazaire, un doublement de la prime de licenciement. Elle sera de 400 euros par année d'ancienneté avec un plafond de 25 ans. De plus, les journées de grève vont être payées.

Le personnel gréviste très remonté

Depuis la fin de la semaine dernière, une cinquantaine de salariés de l'abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau étaient massés devant les grilles de l'autre abattoir de Gad situé à Josselin, un outil dont l'activité sera maintenue suite à une décision du tribunal de commerce de Rennes (Ille-et-Vilaine). Le personnel gréviste était très remonté, des affrontements physiques ont même eu lieu entre les salariés de Lampaul-Guimiliau et ceux de Josselin. Les forces de l'ordre sont intervenues pour éviter les risques de débordement et faciliter le va et vient des camions.

Outre des conditions plus favorables de licenciement, ce piquet de grève souhaitait aussi obtenir la cession des locaux de l'usine de Lampaul-Guimiliau en faveur de la structure publique Foncier de Bretagne pour faciliter sa réindustrialisation. Le groupe Cecab (Theix, Morbihan) principal actionnaire de Gad et propriétaire du foncier et des bâtiments de cet abattoir, n'est finalement pas opposé à cette vente. Mais il y met une condition, il ne veut pas que le site soit repris pour une activité d'abattage, il estime qu'elle viendrait concurrencer son usine de Josselin.

Pas de nationalisation pour Gad à Lampaul-Guimiliau

De son côté, le gouvernement a fait savoir hier par la voix de Guillaume Garot, le ministre délégué à l'Agroalimentaire, qu'il était hors de question pour l'Etat d'envisager une éventuelle nationalisation de Gad à Lampaul-Guimiliau. Par contre, il va accompagner la restructuration, soutenir le personnel licencié par des aides à la formation et le maintien des salaires au moins pendant une année. Michel Sapin, le ministre du Travail, devrait venir prochainement en Bretagne pour préciser les modalités précises de ce soutien public.

Stanislas du Guerny

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