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L'Usine de l'Energie

L’Allemagne se place au centre de la filière européenne des batteries

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Pour combler le retard de l’Europe sur les fabricants asiatiques de batteries, l’Allemagne a annoncé la création d’un fonds d’un milliard d’euros pour subventionner trois consortiums européens sur son sol. Un premier projet transfrontalier avec la Pologne pourrait être lancé dès l’année prochaine.

L’Allemagne se place au centre de la filière européenne des batteries
La BMW i3 et ses batteries.
© BMW

Dans la course pour développer une filière européenne des batteries, l’Allemagne entend donner un sérieux coup d’accélérateur. "Nous voulons que d’ici à 2030, 30 % de la demande mondiale soit couverte par des fabricants allemands et européens", a ainsi assuré le ministre allemand de l’économie et de l’énergie Peter Altmaier, mardi 13 novembre à Berlin, lors d’une conférence de presse commune avec le commissaire européen Maros Sefcovic.

Face à l’avance prise par les entreprises asiatiques, le gouvernement a donc décidé de débloquer un fonds d’un milliard d’euros pour subventionner la création de trois consortiums européens dans le pays. Et le calendrier sera serré. Dès 2019, les noms et les sites devront être annoncés tandis que le ministre espère que la production pourra démarrer dès 2021. "Nous ne sommes pas encore en retard, mais il faut nous dépêcher", a-t-il justifié. Du côté des technologies, l’Allemagne, à l’instar de l’Europe, souhaite privilégier les plus innovantes. "Comme nous ne pouvons pas nous battre sur le terrain des prix, nous devons devenir leader dans les batteries les plus performantes, en termes de performance, de durée de vie et de recyclabilité", a-t-il poursuivi. 

Varta, Ford, BASF, VW mobilisés

S’ils n’ont pas encore été confirmés, plusieurs noms de sociétés qui se joindraient à ces consortiums circulent déjà. Selon l’agence Reuters, le fabricant de piles Varta Microbattery, le chimiste BASF et la filiale allemande de Ford, Ford-Werke GmbH seraient en discussions avec le ministère de l’économie. Actuellement en contrat avec le Sud-Coréen LG Chem et le Chinois CATL (Contemporary Amperex Technology Limited), Volkswagen serait de son côté prêt à rejoindre l’une des associations de constructeurs. Le sujet sera à l’ordre du jour de la réunion de son conseil de surveillance ce vendredi 16 novembre.

"Avec chacune de ces usines, nous espérons la création de 1000 à 2000 emplois ", a par ailleurs chiffré Peter Altmaier. Car au-delà de son indépendance énergétique vis-à-vis de l’Asie et du respect de ses objectifs climatiques, l’Allemagne voit dans le développement d’une filière batteries la possibilité de renforcer certaines zones économiques actuellement en transition structurelle. C’est notamment le cas de la Lusace, région minière à l’est du pays, qui risque d’être fragilisée par l’arrêt du charbon programmé pour la fin des années 2030. Elle pourrait donc accueillir dès l’année prochaine un projet transfrontalier avec la Pologne. "Mais nous discutons avec tous nos partenaires européens, comme l’Autriche, les Pays-Bas ou la France", a assuré Peter Altmaier, avec l’objectif de ne pas donner l’impression que le pays envisage de faire cavalier seul.

En octobre, le ministre Bruno Le Maire avait en effet mis en garde son voisin contre cette tentation, en plaidant plutôt pour une unité européenne. Une position également partagée par Maros Sefcovic. "Le marché des batteries est immense : il pourrait atteindre à lui seul en Europe 250 milliards d’euros par an et à l’échelle mondiale jusqu’à 800 milliards d’euros, a indiqué le commissaire européen à l’énergie. Il est donc primordial que les pays unissent leurs efforts pour créer une filière compétitive". C’est pourquoi l’Alliance européenne pour les batteries, lancée en 2017, vise à établir entre 10 et 20 méga-usines sur l’ensemble du continent européen à l’horizon 2025. Dans ce cadre, l’allemand BMW, le suédois Northvolt et le belge Umicore se sont d’ailleurs associés en octobre dernier pour développer des batteries innovantes et écologiques.

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