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L'Usine Aéro

Figeac Aéro voit des robots partout

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Le sous-traitant fait le pari d’une production automatisée avec des machines connectées. Une révolution dans un secteur où les opérations manuelles restent la règle.

Figeac Aéro voit des robots partout
L’opération semi-automatisée de vérification de la géométrie de la pièce est cruciale tant la forme de la virole influe sur la performance du moteur.

Difficile d’imaginer que dans ce paysage pastoral se niche l’une des plus fulgurantes réussites de l’aéronautique française. Pourtant, c’est bien ici, sur ce coteau du Lot, que Figeac Aéro étale sa croissance. Le sous-traitant est porté par une impressionnante moisson de contrats avec les plus grands acteurs du secteur. Pour suivre l’envolée de son chiffre d’affaires, l’industriel multiplie extensions et nouvelles lignes de production. La superficie des bâtiments de son site historique, dans la commune de Figeac (Lot), va passer de 38 000 à 60 000 mètres carrés. Au cœur de cette dynamique, une usine ultra-automatisée de 7 500 mètres carrés dont la production démarre à peine en cette fin d’année 2016. « L’usine du futur, ça fait trente ans que j’investis dedans », assène Jean-Claude Maillard, le fondateur et PDG de Figeac Aéro. L’homme explique le succès de son entreprise par sa recherche constante d’amélioration dans les procédés de production. Pour comprendre le saut que s’apprête à franchir le sous-traitant, il faut emprunter un petit chemin en contrebas du site pour accéder au bâtiment flambant neuf.

Le contraste est saisissant avec les autres ateliers du site, où les opérations manuelles dominent. Dans la nouvelle installation – 37 millions d’euros d’investissement –, ce ne sont que robots et machines automatisées dans une atmosphère aseptisée. Un ballet mécanique dédié à la production de viroles de carter intermédiaire destinées au Leap, le moteur de CFM International (société à 50 – 50 entre Safran Aircraft Engines et General Electric) qui équipera tous les Boeing 737MAX et la moitié des Airbus A 320neo. C’est pour produire cette imposante et complexe pièce cylindrique en titane de 2,20 mètres de diamètre que Figeac Aéro a misé sur l’automatisation. D’autant qu’il s’agit de répondre au plus gros contrat jamais signé par le sous-traitant (500 millions d’euros). Dès 2019, la nouvelle usine devrait produire 28 viroles par semaine.

Une armée de machines… et des hommes

Deux machines assurent pour l’instant la première étape du process : les opérations de tournage et de fraisage. « En 2020, le parc sera constitué de 12 machines », détaille Jean-Paul Duprat, le chef de projet de l’installation. Étape suivante ? Le ressuage, exécuté par un dispositif de plus de 15 mètres de longueur et 4 mètres de hauteur qui décèle les imperceptibles défauts via l’imprégnation d’un produit révélé sous lumière bleue. Dans la salle noire de la machine, « la virole ressemble à un arbre de Noël », s’amuse Jean-Paul Duprat. Au centre du bâtiment, les opérations de contrôle, semi-automatisées, permettent de vérifier grâce à des palpeurs la parfaite rotondité des carters. Figeac Aéro a atteint grâce à l’ensemble de ce procédé un palier technologique encore rare dans le secteur. Mais le plus innovant est invisible pour le visiteur. « C’est une usine connectée, capable d’optimiser les process en temps réel », résume le chef de projet. Un superviseur collecte les données issues des capteurs des machines et des outils associés, tous munis de puces communicantes. Autant d’informations qui définissent l’état de santé des installations et ouvrent la voie à la maintenance prédictive, au contrôle des temps de cycle de production, à la réduction du nombre de défauts. Dès 2017, le groupe compte implanter une flopée de robots et de cobots pour assurer les étapes de finition des pièces. Quant aux manipulations des carters après chaque étape, elles pourraient être assurées par des chariots géoguidés. La place de l’homme ? Elle est réduite à la portion congrue. À terme, 60 personnes seulement seront nécessaires pour vérifier la bonne marche de la production. Quant à l’effectif du site, il devrait passer malgré tout de 1 075 à 1 500 salariés d’ici à 2020, contre 600 il y a cinq ans. Jean-Claude Maillard le martèle : robots et humains peuvent faire bon ménage. 

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Usine Nouvelle N°3496-3497

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