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L'Usine Auto

Fiat : Sergio Marchionne prépare l’après-Chrysler

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le

Depuis le début de l'année, Sergio Marchionne, PDG du groupe Fiat-Chrysler Automobiles, cherche à nouer une alliance avec un autre constructeur automobile. Cet activisme incarne la seconde partie de sa stratégie pour sécuriser définitivement l'avenir de Fiat, quasiment en faillite au début des années 2000.

Tout remonte à fin 2009. Sergio Marchionne vient de réaliser une opération à laquelle peu d’observateurs croient. Fiat a pris 35% d’un Chrysler en quasi-faillite. Devant les salariés de Chrysler, l’administrateur délégué de Fiat brosse la stratégie de redressement du groupe, avec en ligne de mire, l’année 2014 pour rembourser l’Etat américain et revenir aux profits. Cinq ans plus tard, Fiat Chrysler Automotive (FCA) est devenu un groupe intégré, qui vend 4,4 millions de véhicules par an, avec une marge de 4,1%. Sergio Marchionne a réussi la première partie de l’objectif qui lui a été assigné en 2004, lorsqu’il a pris les rênes de Fiat : sauver l’Italien de la faillite. Il peut donc attaquer la seconde phase : fonder les bases d’une croissance de long terme pour Fiat.

Besoin d'argent pour investir

Pour y parvenir, FCA a besoin de fonds. Tout d’abord, le groupe est endetté, quand la majorité des constructeurs automobiles ont assaini leurs finances pendant la crise. Ensuite, si les marques américaines, Chrysler et Jeep en tête, ont trouvé un équilibre tant technologique qu’économique, il n’en est rien des marques italiennes, Fiat et Alfa Romeo. En 2009, quand Fiat rachète Chrysler, l’américain accède aux technologies moteurs et composants qui lui font défaut. Cinq ans plus tard, l’italien attend qu’on lui rende la pareille, notamment en générant beaucoup de cash pour rénover des motorisations et plates-formes plus qu’élimés. Mais les succès de Chrysler et Jeep (en particulier sur le marché américain) ne semblent pas suffire. Le plan stratégique START 2014-2018 de FCA prévoit en effet 48 milliards d’euros d’investissements sur cinq ans. "Sergio Marchionne a de plus répété à de nombreuses reprises qu’un constructeur qui ne produit que 4/5 millions de véhicules par an doit rechercher un groupe d’une taille plus grande", rappelle un analyste. Dans un contexte difficile dans les marchés émergents, une option s’impose.

Nouer une alliance

"L’accord avec Chrysler n’exclut pas d’autres alliances", soulignait déjà en 2009 un porte-parole de Fiat. C’est l’option qu’a choisi Sergio Marchionne. Seule cible ouvertement connue, Mary Barra PDG de General Motors a décliné l’offre au printemps. Mais Sergio Marchionne n’a pas abandonné "Rien ne me fait peur", lançait-il en 2006 à la presse française. Ces propos beaucoup plus virulents tenus le 31 août dans la presse américaine sur une alliance nécessaire avec GM montrent qu’il est déterminé. Toute la communication du patron de FCA (presse, investisseurs, jusqu’au lancement des nouvelles Alfa Romeo et Fiat 500) est désormais calibrée pour appâter un futur partenaire.

Pauline Ducamp

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1 commentaire

Nom profil

03/09/2015 - 12h10 -

Excellente stratégie de Sergio Marchionne. Cette alliance stratégique va certainement changer la donne. Vera
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