Fiat menace les syndicats de Chrysler

C'était trop beau pour être vrai ? L'administrateur délégué de Fiat, Sergio Marchionne, a évoqué l'abandon par le constructeur italien de sa prise de participation dans le constructeur américain Chrysler. Une menace conditionnée à la position des syndicat

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Fiat menace les syndicats de Chrysler
Fiat a demandé à Chrysler de réduire les salaries horaires pour les aligner sur ceux des constructeurs concurrents en Amérique du Nord (Toyota, Honda et Nissan). Le syndicat le plus frileux reste le canadien Canadian Auto Workers (CAW) qui refuse de réduire de 19 dollars canadiens le salaire horaire actuellement de 74 dollars canadiens.

« Nous ne pouvons pas nous engager si nous ne voyons pas de lumière au bout du tunnel », a-t-il précisé dans une interview au quotidien Globe and Mail. « Nous ne demanderons pas de prolongation de la date limite fixée pour atteindre l'objectif de conclure un accord », a-t-il expliqué. Une manière de mettre la pression sur les syndicats, le patron de Fiat rappelant que « personne d'autre ne mettra un dollar », vu l'état de « l'industrie automobile aux Etats-Unis et au Canada ». La réaction des syndicats ne s'est fait attendre. Ken Lewenza, président du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), s'est dit « surpris et déçu ». Le ministre canadien de l'industrie Tony Clément a déclaré que "les travailleurs canadiens des constructeurs automobiles devront consentir une importante baisse de leur rémunération pour éviter à leur employeur de connaître la faillite"

Condition nécessaire
Les négociations avec les syndicats ne progressent pas et le temps presse pour le sauvetage de Chrysler. Le gouvernement américain lui a laissé jusqu'à la fin du mois d'avril pour signer un accord d'alliance définitif avec Fiat, condition nécessaire à son retour à la rentabilité et à une éventuelle nouvelle aide de l'Etat d'environ six à sept milliards de dollars. Les deux constructeurs avaient signé un accord préliminaire en janvier prévoyant la prise de participation de Fiat dans le capital de Chrysler.

Un accord cadre a été conclu le 31 mars, annonçant que Fiat prendrait 20% du capital dans un premier temps. Le constructeur italien ne compte rien débourser mais profiter du réseau nord américain de Chrysler, en échange de l'accès à sa technologie. Il devrait ainsi commercialiser le modèle Cinquecento dès 2010 sur ce marché.

Le patron du groupe italien a aussi précisé qu'en cas de réussite des négociations, il pourrait être nommé directeur général de Chrysler. Il n'a pas caché qu'en cas d'accord, « il y aura probablement des fermetures de sites de Chrysler à court terme ».

Barbara Leblanc

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