Fiat : dénouement laborieux sur Chrysler et Opel

Le temps est suspendu pour Fiat des deux côtés de l'Atlantique. Aux Etats-Unis le juge doit se prononcer sur l'adossement de Chrysler au constructeur italien, décisif pour sa sortie du Chapitre 11. En Allemagne, les négociations avec GM ont tourné en fave

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Fiat : dénouement laborieux sur Chrysler et Opel
Aux Etats-Unis, Fiat attend. Le juge en charge du redressement judiciaire de Chrylser, qui devait statuer mercredi sur l'adossement de Chrysler à Fiat, n'a toujours pas rendu son jugement. Le plan de restructuration proposé par le constructeur américain prévoit de bâtir une nouvelle entité composée des actifs viables de l'entreprise, dont Fiat détiendrait dans un premier temps 20%. Une partie des créanciers restent opposés à ce projet, de même que les concessionnaires qui doivent fermer sine die. Jeudi, le PDG de Chrysler a été entendu pendant plus de six heures, et les audiences de témoins n'étaient pas terminées vendredi matin. Si le juge ne donnait pas son feu vert, ce serait la liquidation pour Chrysler.

En Europe, Fiat s'impatiente. Après l'échec des négociations hier, entre GM, le Trésor américain et le gouvernement allemand, l'Italien a décidé de quitter vendredi - temporairement - la table des négociations. Il estime « déraisonnable » que l'Allemagne, qui a refusé d'accorder à GM les fonds d'urgence réclamés hier par GM, fasse porter au repreneur le fardeau de ces dépenses. Magna serait lui aussi au bord de la rupture, exaspéré par les exigences du constructeur américain.

Le déblocage à hauts risques de ces fonds d'urgence, que les différentes parties prenantes se refilent comme un Mistigri, empoisonne les négociations. Chaque partie cherche à minimiser ses risques : l'Allemagne en plaçant les actifs d'Opel en dehors de GM pour lui éviter les retombées de la faillite de sa maison-mère, GM en tirant sur la corde des garanties réclamées aux Etats. Ce qui place les repreneurs potentiels sous pression... et Opel dans une position de plus en plus inconfortable. A trois jours de la faillite de sa maison-mère, en l'absence de compromis vendredi, la filiale serait elle aussi menacée par le dépôt de bilan.

GM Europe emploie plus de 50.000 salariés en Europe, dont 25.000 environ en Allemagne.

Mise à jour 29/05 à 17h40

Magna et GM auraient conclu un accord de principe sur Opel et pourraient signer dans les prochaines heures un protocole d'accord avec le gouvernement allemand. Sergio Marchionne, le patron de Fiat, a réagi en déclarant que "si un accord avec Opel n'est pas possible pour Fiat, la vie continuera". La firme italienne juge la conclusion de son partenariat avec Chrysler prioritaire sur la reprise d'Opel.

Raphaële Karayan

Dossier : Automobile, le crash

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