Fiat Chrysler revoit son plan d'investissement en Italie

DETROIT (Reuters) - Fiat Chrysler Automobile (FCA) a déclaré lundi qu'il revoyait son plan d'investissement en Italie après l'adoption dans la péninsule de taxes sur l'achat de grosses voitures à moteur à essence et diesel.
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Fiat Chrysler revoit son plan d'investissement en Italie
Fiat Chrysler Automobile (FCA) a déclaré lundi qu'il revoyait son plan d'investissement en Italie après l'adoption dans la péninsule de taxes sur l'achat de grosses voitures à moteur à essence et diesel. /Photo d'archives/REUTERS/Rebecca Cook

Le constructeur automobile avait dit fin novembre qu'il investirait plus de cinq milliards d'euros entre 2019 et 2021 dans de nouveaux modèles de véhicules et de moteurs en Italie afin de mieux exploiter ses usines, de préserver des emplois et d'accroître sa marge d'exploitation en Europe.

En décembre, toutefois, l'Italie a approuvé le principe de subventions pouvant aller jusqu'à 6.000 euros aux acheteurs de véhicules neufs à faibles émissions, tout en introduisant des taxes sur les plus grosse voitures à essence et diesel.

"Cela signifie assurément que (notre plan) doit être revu. Il est actuellement en cours de révision", a déclaré à la presse l'administrateur délégué du constructeur automobile, Mike Manley, en marge du salon de l'automobile de Detroit. "Tant que cet examen n'est pas terminé, je ne peux pas en dire davantage."

Mike Manley, qui a pris les rênes du groupe italo-américain après le décès subit de Sergio Marchionne en juin, a également déclaré que la filiale de robotique de FCA, Comau, et la filiale de moulage, Teksid, n'étaient pas à vendre pour le moment.

"Je me concentre sur la création de valeur dans ces entreprises. Si j'y parviens, cela m'ouvrira des options dans l'avenir", a-t-il déclaré.

Le septième constructeur automobile mondial a vendu l'an dernier sa filiale Magneti Marelli à l'équipementier japonais Calsonic Kansei, propriété du fonds américain KKR, pour 6,2 milliards d'euros.

L'opération a alimenté les spéculations sur la cession de Comau et de Teksid.

"Une chose que j'ai apprise en 2018: on ne doit jamais dire jamais", a déclaré Mike Manley. "Ces entreprises ont de la valeur. Certaines personnes nous ont en parlé et j'ai été curieux d'entendre ce qu'elles avaient à en dire."

(Nick Carey; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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