Feu vert pour le nucléaire européen

Selon les différents rapports nationaux sur la résistance des réacteurs nucléaires, aucune faille de sûreté importante n'a été identifiée en Europe. Il reste à la Commission européenne à valider ces conclusions.

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Feu vert pour le nucléaire européen

Les 14 pays européens nucléarisés ont, désormais, finalisé leur rapport sur les stress tests de leurs centrales, dont la France, qui regroupe 58 des 143 réacteurs en activité sur le continent. Le rapport français est le plus sévère. L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) n'a exigé la fermeture d'aucun réacteur mais de nombreux travaux devront être réalisés. EDF devra ainsi, par exemple, renforcer les piscines de refroidissement du combustible usagé, créer des salles de contrôle « bunkerisées », former des équipes d'intervention rapide...

L'électricien estime ces travaux à 10 milliards d'euros au maximum – 170 millions d'euros par réacteur, y compris sur l'EPR en construction à Flamanville (Manche). Un coût qui s'ajoute aux 40 milliards d'euros déjà prévus pour accroître la durée de vie du parc réacteur de 40 à 60 ans.

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En Belgique, l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) a conclu que les deux centrales, comptant 7 réacteurs, étaient en mesure de résister à des agressions extrêmes. Seuls quelques travaux sont requis, en particulier le renforcement de la protection contre les inondations sur le site de Tihange.

Cette décision implique même que les réacteurs pourraient voir leur durée de vie prolongée de dix ans. Une annonce paradoxale alors que les principaux partis belges étaient récemment tombé d'accord pour une sortie progressive de l'atome entre 2015 et 2025.

En Finlande, où Areva est en train de construire un EPR sur la presqu'île d'Olkiluoto, les quatre réacteurs en activité ont reçu un feu vert de l'agence de sûreté Stuk. Ces unités peuvent rester sous contrôle même coupées du réseau pendant trois jours et de l'eau de mer pourrait être utilisée pour assurer leur refroidissement en cas de problème. Stuk a tout de même exigé que les électriciens TVO et Fortum renforcent les réseaux électriques alimentant les réacteurs.

Au Royaume-Uni, les 19 réacteurs ne présenteraient aucune faiblesse selon l'Office de régulation du nucléaire (ONR). Là encore des travaux seront entrepris pour renforcer la prévention des inondations. Le Royaume-Uni ancre donc encore davantage son engagement dans l'atome puisque le pays doit bâtir dix réacteurs dans les années à venir pour renouveler son parc vieillissant.

La commission européenne rendra un avis mi-2012 sur l'ensemble de ses rapports.

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