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Quotidien des Usines

Feu les ennuis, la scierie SPBL rouvre

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Exclusif

Feu les ennuis, la scierie SPBL rouvre
La nouvelle usine s'étend sur 1 400 mètres carrés environ

Investissement. Il y a quelques mois seulement, ce n’était plus une usine mais un champ de ruines. « Aujourd’hui, le bâtiment est debout », se félicite Thierry Farges, directeur de la société Sciages et parpaings bois du Limousin (SPBL), installée à Egletons en Corrèze. Cette scierie, créée en 2007, avait été victime en juin dernier d’un incendie spectaculaire déclenché par une charge de 600 millions de volts !

La nouvelle unité a été inaugurée le 24 mars en présence de François Hollande, député PS et président du Conseil général de la Corrèze.


Malgré une perte de 2 millions d’euros, l’entreprise a su rebondir. D’ici à la fin de l’année, la dizaine de salariés fera tourner la raboterie avec un matériel renouvelé : les 2,4 millions d’euros d’investissement ont notamment participé au rachat d’une station de traitement par oléothermie. C’est avec cette technique, consistant à renforcer l’imperméabilité du bois par l’application d’huiles végétales, que la scierie a gagné ses galons environnementaux en répondant aux critères HQE (Haute Qualité Environnementale).

Cette spécificité a fait sa force, puisque seuls trois acteurs de la filière bois en France maîtrisent le process. Elle a cependant rendu l’entreprise plus vulnérable après le sinistre : pour honorer les contrats, « on a fait appel à la sous-traitance », explique le dirigeant. Une solution imparfaite car les entreprises n’avaient pas le savoir-faire propre à SPBL : « Il nous est arrivé de rendre des chèques d’acompte aux clients », reconnaît-il.
 
A présent, la scierie corrézienne compte bien développer son activité. Avec le renouvellement des machines, la capacité de production doublera pour être comprise entre 30 000 et 40 000 mètres cubes par an. Le site réalise 90% de ses ventes en France, mais « on commence à s’intéresser à l’international car la demande existe dans les pays du Pacifique, les Caraïbes et même en Afrique », signale Thierry Farges. Seul bémol : le cours du dollar, bien trop faible pour que l’entreprise corrézienne reste compétitive. « Mais là, ce n’est pas à notre niveau que ça se joue ! », conclut-il.

 

Marie Herbet

 

 

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