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L'Usine de l'Energie

Fessenheim, tarifs d'électricité : Ségolène Royal fait le point

Astrid Gouzik , ,

Publié le

Invitée sur Europe 1, ce jeudi 16 juin, la ministre de l'Environnement a réagi après l'annulation de l'augmentation des tarifs d'électricité d'EDF par le Conseil d'Etat. Les ménages français devront s'acquitter d'un rattrapage d'1,50 euro par mois pendant 18 mois. Elle a également affimé que les échéances devraient être tenues concernant la fermeture de Fessenheim.

Fessenheim, tarifs d'électricité : Ségolène Royal fait le point © capture d'écran Dailymotion - Europe 1

Au lendemain de l'annulation par le Conseil d'Etat d'un arrêté qui limitait l'augmentation des tarifs d'électricité d'EDF à 2,5%, la ministre de l'Environnement a répondu aux questions de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1.


Accord sur le climat, prix de l'électricité et... par Europe1fr

Interrogée concernant le rattrapage sur les factures d'électricité des ménages français, Ségolène Royal a d'abord insisté sur la réforme qu'elle a imposée.  "Grâce à ce nouveau système, aujourd’hui, il n’y aura plus qu’une seule augmentation par an des tarifs. Une augmentation décidée par la Commission de régulation de l’Energie (CRE) qui n’intègre que les prix réels de production de l’électricité. Nous sommes maintenant dans un système cohérent et maîtrisé. Et, il peut également y avoir des baisses de tarif en fonction de l'évolution des cours mondiaux de l'énergie", a-t-elle commenté.

Relancée par le journaliste sur le montant du rattrapage que les Français devront assumer, elle a fini par préciser : "elle devrait être de moins de 1,5 euro par mois pendant 18 mois", soit une trentaine d'euros.

Quant aux tarifs pour la période 2016-2017, "c'est la CRE qui en décidera", a insisté la ministre. Mais l'augmentation pourrait être "de moins 1%, aux alentours de 0,5%". "Par rapport aux 5% qui existaient systématiquement en 2014, c’est une réforme considérable", s'est-elle félicitée.

"Les consommateurs ne paieront pas le prix du démantèlement de Fessenheim"

Ségolène Royal a ensuite haussé le ton concernant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, doyenne du parc français. Elle a demandé, à plusieurs reprises, la fermeture du site à son exploitant, EDF, qui traîne des pieds. "Je ne lui accorderai pas de nouveau délai. Les échéances doivent être tenues. Le décret d’arrêt de fonctionnement de Fessenheim doit être pris avant la fin de l’année 2016. Et, je n’ai aucune raison de mettre en doute la parole du PDG d’EDF qui, quand il a eu son mandat, m’a assuré que ce serait fait".

Il y a quelques jours, Le Monde rapportait le bras de fer engagé entre l'industriel et le gouvernement sur le sujet. EDF aurait décidé de ne pas céder à la pression du gouvernement et de ne pas fermer Fessenheim pour le moment. En cause : l'électricien recevrait une indemnisation entre 20 et 50 fois plus faible que prévu pour compenser la fermeture de la centrale. Un courrier de Ségolène Royal adressé à Jean-Bernard Lévy, évoquerait une somme comprise entre 80 et 100 millions d'euros selon les scénarios retenus.

Ce jeudi 16 juin, la ministre a été claire : "il est donc raisonnable de fermer Fessenheim qui est la plus vieille centrale, elle aura 40 ans l’année prochaine. Les consommateurs d’énergie ont payé pendant 40 ans le prix de cette électricité, et ils ne paieront pas le prix du démantèlement de la centrale". A bon entendeur !
 

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