Fessenheim pourrait être un enjeu de la présidentielle grâce au délai obtenu par le CCE d'EDF

PARIS (Reuters) - Le comité central d'entreprise (CCE) d'EDF a obtenu jeudi un délai supplémentaire de trois mois pour rendre son avis sur le projet de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), que les représentants du personnel jugent sans fondement et dictée par des motifs politiques, ont indiqué EDF et la CGT.

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Fessenheim pourrait être un enjeu de la présidentielle grâce au délai obtenu par le CCE d'EDF
Le comité central d'entreprise (CCE) d'EDF a obtenu jeudi un délai supplémentaire pour rendre son avis sur le projet de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), que les représentants du personnel jugent sans fondement et dictée par des motifs politiques, ont indiqué EDF et la CGT. Une porte-parole du groupe a déclaré qu'EDF prenait acte de la décision du tribunal de grande instance (TGI) de Paris, sans souhaiter faire d'autre commentaire. /Photo d'archives/REUTERS/Regis Duvignau

Victoire d'étape. Le comité central d'entreprise (CCE) d'EDF a obtenu jeudi un délai supplémentaire pour rendre son avis sur le projet de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), que les représentants du personnel jugent sans fondement et dictée par des motifs politiques, ont indiqué EDF et la CGT. Selon la CGT, le CCE a désormais jusqu'au 10 janvier pour rendre son avis, au lieu de la fin octobre.

Le CCE a décidé le 14 septembre de faire réaliser trois expertises externes sur le projet de fermeture de la centrale, pour en analyser les impacts techniques, économiques, psychosociaux et juridiques. L’enjeu est de faire entrer le cas de Fessenheim dans les débats de la campagne présidentielle, voire de repousser toute décision jusqu’après l’élection où une alternance politique pourrait changer la donne.

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Une porte-parole du groupe a déclaré qu'EDF prenait acte de la décision du tribunal de grande instance (TGI) de Paris, sans souhaiter faire d'autre commentaire.

Le gouvernement souhaitait que le conseil d'administration d'EDF se prononce sur ce dossier avant la fin de l'année, craignant, selon une source au fait du dossier chez EDF, que Fessenheim devienne un thème de la campagne présidentielle de 2017. La fermeture de la plus vieille centrale nucléaire française, mise en service en 1977, faisait partie des promesses de campagne de François Hollande dans le cadre de l'élection présidentielle de 2012.

Mais le chef de l'Etat a reconnu à l'automne 2015 qu'elle ne pourrait avoir lieu avant la fin de son quinquennat en raison du retard de l'EPR de Flamanville (Manche), dont la date de mise en service - aujourd'hui prévue pour fin 2018 - déterminera l'arrêt de la centrale alsacienne.

EDF et l'État sont parvenus à un accord sur une indemnisation de 400 millions d'euros pour la fermeture de Fessenheim, une part fixe à laquelle pourra s'ajouter une part variable, a-t-on appris en août de source proche du dossier. La centrale de Fessenheim emploie 850 salariés d'EDF et environ 250 salariés permanents d'entreprises prestataires.

Pour Reuters, Cyril Altmeyer et Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez

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