Election présidentielle 2017

Fessenheim, French Tech Nucléaire, Euratom… Ce que le nucléaire propose aux candidats à la présidentielle

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A moins de trois mois de l’élection présidentielle, la filière nucléaire française soumet ses propositions aux candidats. Le but global est de redonner la visibilité à la troisième filière industrielle française principalement en favorisant l’innovation. Entre autres propositions, elle appelle à créer une French Tech Nucléaire, à revenir sur la fermeture de Fessenheim ou à revoir la communauté Euratom.

Fessenheim, French Tech Nucléaire, Euratom… Ce que le nucléaire propose aux candidats à la présidentielle © Wikimedia - François GOGLINS - c.c

Jeudi 9 février, la Société française d’énergie nucléaire (SFEN) a présenté son livre blanc qui regroupe six recommandations émises à l’attention des candidats à la présidentielles. Après avoir rappelé que le nucléaire est la troisième filière industrielle de France avec 220 000 emplois, 2500 entreprises et 6 milliards d’euros d’exports chaque année, Valérie Faudon, déléguée générale de la SFEN, affirme que "La France doit avoir de l’ambition pour sa filière nucléaire. Cette ambition ne peut pas être la limitation de sa part dans le mix électrique ou de fermeture de réacteurs (…) la filière nucléaire a besoin d’une ambition politique claire qui s’inscrit dans le long terme."

Dans le document, la filière livre six propositions. La première est de "Faire de la France le pays où s’invente le nucléaire du futur" alors qu’"On assiste aujourd’hui à un regain d’intérêt mondial autour de nouveaux concepts de réacteurs aux Etats-Unis (…) On constate aussi une dynamique en Russie et en Chine" écrivent les auteurs. Pour y parvenir, la SFEN souhaite voir le lancement d’une mission "French Tech Nucléaire" afin de "promouvoir et développer l’écosystème et l’esprit entrepreneurial français autour des systèmes nucléaires du futur."

Pas de limitation de la puissance nucléaire

La deuxième proposition vise à "Engager un choc de simplification pour une chaîne de contrôle plus efficace" afin d’améliorer la compétitivité de la filière. La troisième proposition est d’"Elargir le champ de l’électricité bas carbone pour réussir la transition énergétique" qui consiste principalement pour la SFEN à soutenir la voiture électrique en fixant un objectif de 45 % de véhicules électriques et hybrides rechargeables en 2050.

La quatrième, sous le titre de "Piloter efficacement le mix électrique bas carbone", vise à préserver l’outil nucléaire actuel. Sous cette recommandation, se regroupent des thèmes d’actualités. Ainsi la SFEN propose de mener à bien le programme de grand carénage d’EDF pour prolonger la durée de vie des réacteurs au-delà de 40 ans, de renoncer à la fermeture la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), d’anticiper le renouvellement du parc nucléaire français à l’horizon 2030, de s’affranchir de la limitation de la part du parc nucléaire à 50 % de la production d’électricité…

La cinquième proposition est de "Rémunérer de manière équitable les sources d’électricité bas carbone". La sixième proposition est d’"Impulser une nouvelle politique nucléaire à l’échelle européenne". Outre une réforme du système des quotas de CO2, la SFEN appelle à refonder le traité européen Euratom. D’une part, en doublant ou triplant son budget. D’autre part en "négociant avec les Etats membres qui ne souhaitent pas recourir au nucléaire dans leur futur mix énergétique, dont l’Allemagne, des pratiques de gouvernance d’Euratom, qui permettent de prévenir le blocage des initiatives des pays favorables au nucléaire."

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