"Fessenheim fait partie des centrales les plus sûres de France" affirme Michel Sordi (LR)

Décidément, les dernières déclarations du gouvernent sur Fessenheim (Haut-Rhin) n’auront convenu à personne. Les anti-nucléaires rappellent que la loi de transition énergétique ne force pas à attendre que l’EPR de Flamanville ouvre – en 2018 – pour fermer Fessenheim. Les défenseurs de Fessenheim précisent que la loi ne mentionne nulle part que c’est la centrale alsacienne qui doit être mise à l’arrêt. Michel Sordi, député Les Républicains du Haut-Rhin, croit fermement que la centrale pourra être épargnée.

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Michel Sordi lors d'une manifestation contre la fermeture de la centrale en 2013

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Usine Nouvelle : Comment jugez-vous les déclarations de Ségolène Royal sur la fermeture de Fessenheim qui interviendra quand l’EPR de Flamanville (Manche) ouvrira ?
Michel Sordi : La ministre Ségolène Royal s’appuie sur la loi de transition énergétique qui prévoie un plafonnement de la capacité nucléaire installée en France à 63,2 GW. Cela oblige à fermer deux réacteurs nucléaires lorsque l’EPR de Flamanville (Manche) entrera en activité en 2018. Or il n’est écrit nulle part dans la loi que c’est Fessenheim qui doit être fermée… Et je me souviens d’un temps où la ministre elle-même n’était pas convaincue de la pertinence de fermer ce site. Après, je note que d’ici à 2018, il y aura l’élection présidentielle et qui sait ce qui se passera. Pour l’heure, je prends note de la déclaration de la ministre et je la regrette.


Il y a quand même l’argument que Fessenheim est la plus vieille centrale de France…
Ce n’est pas un bon argument pour deux raisons. D’une part, Fessenheim a passé sa troisième visite décennale et elle a réalisé tous les travaux demandés pour le post-Fukushima. La centrale a reçu 350 millions d’euros d’investissement ! Fessenheim fait partie des centrales les plus sûres de France. Et le problème est qu’il n’y a aucun projet aujourd’hui qui viendra remplacer et compenser la mise à l’arrêt de la centrale. Car, outre l’installation industrielle, ce sont des magasins qui vont être fermés, des maisons qui vont être vendues. Il y aura plus de logique à fermer deux réacteurs sur une centrale qui en compte quatre ou qui n’a pas encore réalisé de lourds travaux.


Craignez-vous le décret de fermeture "irréversible" promis par le porte-parole Stéphane Le Foll ?
Non. Je n’y crois pas du tout. Il y a des procédures, un dossier de fermeture qui doit être déposé et nous sommes déjà hors délais. Mais surtout, je considère que c’est à l’exploitant de décider quel est l’intérêt de l’entreprise. Ce n’est pas aux politiques de le faire. Tout cela, c’est de la sauce politicienne.


Vous croyez donc que la centrale de Fessenheim ne fermera pas ?
Bien sûr qu’elle fermera un jour. Mais cela ne sera pas fait dans la précipitation, la confrontation et la confusion.

Propos recueillis par Ludovic Dupin

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