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L'Usine de l'Energie

Fessenheim est l'une des centrales les plus sûres de France, affirme l’Autorité de sûreté nucléaire

Ludovic Dupin ,

Publié le

Alors que la sûreté des installations nucléaires est jugée globalement bonne par l’Autorité de sûreté nucléaire, la controversée centrale de Fessenheim se distingue en se situant plutôt au-dessus de la moyenne.

Fessenheim est l'une des centrales les plus sûres de France, affirme l’Autorité de sûreté nucléaire
Vues aériennes du CNPE de Fessenheim

Comme chaque année, l’Autorité de sûreté nucléaire (l’ASN) a présenté son très attendu rapport sur l’état de la sûreté des installations nucléaires en France. Devant l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifique et technologique (OPECST), elle a résumé son bilan exhaustif de 536 pages. Pierre-Franck Chevet, le président de l’ASN, juge "qu’en 2015 la sûreté d’exploitation des installations nucléaires s’est maintenue à un bon niveau". Deux centrales font moins bien que la moyenne : Cruas (Ardèche) et Gravelines (Nord). En revanche, au titre des bon élèves, on trouve Penly (Seine-Maritime), Saint-Laurent-des-eaux (Loir-et-Cher) et… Fessenheim (Haut-Rhin).

La centrale alsacienne, la plus ancienne de France et la plus controversée, est promise à la fermeture par François Hollande. D’abord prévue fin 2016, cette mise à l’arrêt est désormais attendue en 2018 quand le réacteur EPR de Flamanville (Seine-Maritime) aura ouvert ses portes. "Le décret d'abrogation de l'autorisation d'exploiter la centrale de Fessenheim sera pris cette année", a tout de même assuré François Hollande fin avril lors de la 4e conférence environnementale. Plusieurs organisations anti-nucléaire, de part et d’autres du Rhin, aimeraient la voir fermer immédiatement.

Manque de moyens de l’ASN

Du côté du gendarme du nucléaire, on considère que "les performances en matière de sûreté nucléaire et de protection de l’environnement du site de Fessenheim se distinguent de manière positive par rapport à l’appréciation générale que l’ASN porte sur EDF (…)  Les opérations de maintenance réalisées en 2015 ont été bien planifiées et bien gérées (…) L’ organisation du site en matière de protection de l’environnement est satisfaisante (…) Le site fait preuve d’une plus grande rigueur dans la gestion des déchets par rapport aux années précédentes". Cet avis est loin d’être un blanc-seing – l’ASN n’en donne jamais - puisque l’autorité demande tout de même une vigilance renouvelée vis-à-vis de quelques incidents survenus l’année passée.

Au-delà du cas particulier de Fessenheim, l’ASN appelle dans son rapport à une extrême vigilance car "les enjeux de sûreté et de radioprotection ne font que croître sur la période 2015-2020". L’autorité fait état de l’avis à rendre pour la prolongation de la durée de vie des réacteurs au-delà de 40 ans, de l’analyse de la cuve de l’EPR de Flamanville ou encore du suivi du déploiement des améliorations post-Fukushima…

Face à cet ensemble de chantiers, Pierre-Franck Chevet a signalé une fois de plus à la représentation nationale que "l’ASN et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) n’ont pas obtenu pour 2016 les renforts d’effectifs nécessaires pour faire face à ces enjeux". Depuis 2014, l’ASN n’a obtenu que 30 postes supplémentaires. Suite à l’audition, les députés et sénateurs de l’OPECST ont demandé au gouvernement de créer 150 postes dans les trois ans à venir.

Ludovic Dupin

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1 commentaire

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08/06/2016 - 13h15 -

Cet article montre quels sont les moteurs de notre piètre président : alors qu'il recule devant la CGT et les corporations (intermittents, transporteurs, taxis...), renonçant à des réformes qui pourraient redresser le pays, il se rattrape sur EDF dont il a la tutelle et dont il a nommé le PDG. Arrêter Fessenheim qui est sûre et produit le kWh le moins cher de tout le parc nucléaire (son amortissement est terminé) n'a aucune justification crédible, c'est un crime contre l'économie du pays et ceci pour satisfaire le parti EELV et faire croire qu'il a encore un peu d'autorité. La CGT d'EDF, si elle avait comme priorité la défense de ses salariés et non l'abolition du capitalisme, devrait monter au créneau. Mais sur ce point elle fait profil bas ! Dans ces conditions, il reste que le PDG d'EDF n'a aucune obligation légale à demander l'arrêt de Fessenheim avant 2017 (car l'EPR démarrera au mieux fin 2018). Il temporisera donc jusqu'aux élections.
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