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Fernand Jacopozzi, l'ingénieur de Paris, ville-lumière

Guillaume Dessaix

Publié le

Le magicien de la lumière. C’est par ces mots que Fabien Sabates présente Fernand Jacopozzi. L’ouvrage, paru aux Éditions Douin, retrace le parcours étonnant de cet ingénieur artiste, qui a sorti Paris de l’ombre.

Fernand Jacopozzi, l'ingénieur de Paris, ville-lumière
"Jacopozzi, le magicien de la lumière", de Fabien Sabatès aux éditions Douin

Les machines à écrire Mercedes, les montres Lip… Au début du XXe siècle, Jacopozzi commence à se faire un nom grâce aux enseignes lumineuses animées qu’il met en scène dans les rues de la capitale. Des installations simples et d’une efficacité redoutable, qui attirent le regard et donc le chaland. Mais la Grande guerre interrompt cette nouveauté trop coûteuse et trop voyante. Alors, le jeune ingénieur se lance dans la construction de cinémas. Une fois la paix retrouvée, il décore la façade du palais de l’Élysée de centaines d’ampoules pour les fêtes de Noël, avant de proposer des décors gigantesques aux grands magasins. Les tableaux recouvrent toutes les façades du BHV, de la Samaritaine et des Galeries Lafayette. S’y animent des Indiens, des esquimaux sur la banquise, des girafes au long cou, un éléphant qui crache de l’eau… Du jamais vu. Le succès est immédiat.

C’est en 1925 que Jacopozzi se lance alors dans son projet le plus fou : habiller la tour Eiffel de lumière. Le projet est titanesque et exorbitant. Mais Jacopozzi y croit dur comme fer. La seule solution, financer par la publicité. Si Louis Renault refuse, André Citroën se laisse convaincre, saisit l’occasion et finance. Des travaux gigantesques sont réalisés sur la Dame de fer en quelques semaines seulement. Des étoiles et des comètes brillent aux côtés des chevrons de la marque. Ce sera un succès et une reconnaissance planétaire. L’ingénieur est désormais célèbre. En 1928, pour fêter le dixième anniversaire de l’Armistice, et toujours avec le concours du patron de Citroën, il est invité à mettre en lumière les places, avenues et monuments de la capitale : la Concorde, le Moulin rouge, la Madeleine, les Champs-Élysées… Et Notre-Dame qu’il finance sur ses propres deniers.

Grâce à lui, Paris redevient la ville lumière. Épris de son sujet, Fabien Sabates dresse le portrait d’un amoureux de Paris, livre ses remarques sur cette époque et nous raconte un petit bout de l’histoire de la capitale. Le tout dans une édition soignée de 450 pages, riche d’un millier d’images, de coupures de presse et de documents personnels, et agrémentée d’un flip book pour faire revivre, quelques secondes durant, les animations de Jacopozzi. Lumière !

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