Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Fermetures de sites PSA : Eric Besson et Philippe Varin veulent calmer le jeu

,

Publié le

Suite aux déclarations de la CGT du groupe PSA Peugeot-Citroën le 9 juin concernant l’avenir des sites d’Aulnay-sous-Bois et de Sevelnord, le ministre de l’Industrie et le patron du constructeur automobile français se sont rencontrés dans la soirée. Et en ont profité tous les deux pour s’exprimer dans la presse. Retour sur leurs déclarations.

Fermetures de sites PSA : Eric Besson et Philippe Varin veulent calmer le jeu © DR

Philippe Varin, patron de PSA, a réussi à apaiser le ministre de l’Industrie Eric Besson, interrogé le 10 juin au matin sur RTL. "Je suis rassuré, assure-t-il. Philippe Varin m’a indiqué l’inverse de ce qu’a dit la CGT hier et m’a montré le document de travail sur lequel le syndicat a fondé son intervention. Le président du groupe m’a expliqué que c’était là un document de travail qui n’avait pas eu d’application opérationnelle et qui n’avait donc pas été suivi d’effet".

Selon le ministre, le plan de charge du constructeur sur le site d’Aulnay-sous-Bois est plein jusqu’en 2014, notamment grâce à la réussite commerciale de la C3. Quant au site de Sevelnord, sur lequel PSA a décidé de rompre ses liens avec Fiat en 2017, Eric Besson assure que cette fin de partenariat n’augure rien de la suite.

"Le constructeur automobile m’a indiqué vouloir travailler davantage avec ses fournisseurs français, notamment dans le cadre du fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA) et donc n’envisage pas de délocaliser, ce n’est pas l’état d’esprit de Philippe Varin", précise le ministre.

Eric Besson affirme que le patron de PSA lui a parlé des problèmes de compétitivité en France et du coût du travail. Ce à quoi le ministre assure sur RTL que le gouvernement s’y attaque, avec le crédit impôt recherche, les exonérations de charges patronales. " Trouver le point d’équilibre entre compétitivité et solidarité sociale est une question que nous traitons en permanence", précise Eric Besson.

Discours rassurant pour les salariés

Anne Valeron, déléguée syndicale central de la CFE CGC, se dit rassurée par le discours d’Eric Besson. "Je pense que pour l’heure, il n’y a rien à ajouter, précise-t-elle. Le ministre a rappelé que naturellement des fermetures de sites n’étaient pas envisageables après les aides de l’Etat perçues pendant plusieurs mois par le groupe. Je pense qu’un tel discours va rassurer les salariés".

De son côté, la déléguée syndicale doit contacter rapidement ses sections syndicales sur les deux sites visés. Elle se dit en colère face à l’annonce de la CGT, "car les salariés ont du mal dormir cette nuit". Elle s’interroge sur le moment choisi par la CGT pour sortir ce document. "Nous avons eu un comité central d’entreprise la semaine dernière, je ne comprends pas pourquoi la CGT n’en a pas parlé à ce moment-là, explique-t-elle. Cela me parait plus opportun de sortir cela en interne plutôt que lors d’une conférence de presse".

PSA en réflexion

De son côté, le patron du groupe a répété dans les colonnes du Parisien du 10 juin que la fermeture des deux sites n’était pas d’actualité. Pour autant, il fait part de réflexions en cours sur l’avenir de ces sites. "A Aulnay, la C3 a été lancée en octobre 2009 et c'est le modèle le plus vendu de la marque Citroën. Il est difficile de dire quelle sera sa durée de vie. Donc, il est normal de faire des études (sur le devenir ces sites)", précise Philippe Varin. Quant au site de Sevelnord, il affirme que le groupe a jusqu’en 2017 pour réfléchir à ce que seront les activités de ce site. "Nous allons y travailler en toute transparence", explique le patron du groupe, assurant vouloir "se battre pour maintenir un niveau élevé de production en France".

 

Réagir à cet article

1 commentaire

Nom profil

10/06/2011 - 09h31 -

Le gouvernement doit supprimer les charges salariales et patronales sur les petits salaires en concurrence déloyale avec les pays Lowcosts, car ça fait plus de 10 ans que les entreprises françaises délocalisent. De toute façon PSA, n'a pas le choix, face à RENAULT qui fait 70% de ses véhicules en pays LOWCOST !
Répondre au commentaire
Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle