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L'Usine Santé

Fenwal bloqué par un bras de fer entre les salariés et la direction

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Fresenius Kabi, propriétaire de l'usine Fenwal, à La Châtre (Indre), a proposé de maintenir une petite activité de poches de sang, sauvant une trentaine de postes sur 338.

Fenwal bloqué par un bras de fer entre les salariés et la direction
Fenwal
© DR

Le bras de fer se poursuit chez Fenwal, filiale de fabrication de poches de sang du conglomérat allemand Fresenius à Lacs, près de La Châtre (Indre). Jeudi 19 mars, lors d'un comité d'entreprise, le président de la filiale Thomas Graf a annoncé que Fenwal conserverait une activité de poches de sang pendant deux ans, soit une trentaine d'emplois sauvés. Il a aussi précisé que les départs en retraite anticipée concerneraient plus de cinquante personnes.

Mais les salariés ont réagi vigoureusement à ces annonces. Le premier service avait débrayé dès 6 heures. Puis l'usine a un peu tourné à la mi-journée, avant d'être de nouveau bloquée dans l'après-midi. "Ce sont des comptes d'apothicaire réalisés par une multinationale de 180 000 salariés. Ce petit marchandage, qui ne correspond en fait qu'à la poursuite d'un contrat pour notre client Cerus, agace les salariés. Il ne vise qu'à faire valider le plan de sauvegarde de l'emploi par l'Etat", explique Daniel Lecourt, représentant du collectif des salariés, qui continue de réclamer l'implantation d'une activité industrielle à part entière.

Hier, lors du comité d'entreprise, la direction a également donné des précisions sur les repreneurs, sans livrer de noms. "Neuf entreprises ont émis des marques d'intérêt, sept ont pris des renseignements, Trois candidats auraient émis des propositions, mais seulement pour des activités de façonnage, ce qui ne sauverait qu'une vingtaine d'emplois", dit Daniel Lecourt.

Le 16 octobre dernier, Fresenius Kabi avait créé la stupeur et la colère des salariés et des élus locaux en annonçant l'arrêt de la production de poches de sang en France, entraînant la suppression de 338 postes sur 461 à La Châtre. Depuis, le gouvernement s'est emparé du dossier. Le 11 mars, la sénatrice (PCF) Marie-France Beaufils a alerté la ministre de la Santé Marisol Touraine sur le fait que la fin de cette production dans le Berry placerait la France dans une situation de dépendance en cas de conflit, d'épidémie, puisque l'autre fournisseur de l'Etablissement français du sang, le nordiste Macopharma, a délocalisé une partie de sa production en Pologne.

De son côté Macopharma (171 millions d'euros en 2014), qui emploie 2 300 salariés dont 1 300 en France, assure que ses deux usines de Tourcoing (Nord) continuent de produire des poches de perfusion et de transfusion pour le marché français. "Notre usine tunisienne ne sert que le marché Moyen Orient", indique un porte-parole du concurrent de Fenwal.

Stéphane Frachet

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