Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Le chiffre d'affaires du secteur numérique atteint 54 milliards d'euros (et le Syntec en tire plusieurs enseignements)

Christophe Bys

Publié le

La transformation digitale se poursuit et les entreprises du Syntec numérique l'enregistrent dans leurs livres de compte. La publication de la note de conjoncture du Syntec numérique révèle l'importance des investissements des entreprises pour accélérer leur mutation. Et aussi le rôle joué par la mise en conformité avec le RGDP. 

Le chiffre d'affaires du secteur numérique atteint 54 milliards d'euros (et le Syntec en tire plusieurs enseignements) © NIAC

Un peu plus de 2 milliards d'euros supplémentaire entre 2017 et l'estimation pour 2018. Telle est la progression de l'activité enregistrée par les entreprises du Syntec numérique, soit une progression de 4,2 % en un an pour atteindre un marché de 56,4 milliards d'euros. C'est ce que révèle la note de conjoncture annuelle, révélée le 14 juin.

Les trois types d'entreprises regroupées dans le Syntec connaissent de belles progressions : les conseils et services ont crû de 3,2 % en 2017, l'édition de logiciels +5,2 % et le conseil en technologies +4,7%. Et en 2018, la progression continuera avec respectivement des taux de croissance attendus de 3,5%, 5,5% et 5,2 %.

 

Feu vert pour tous

Et le moins que l'on puisse dire est que tous les feux semblent au vert pour les entreprises du secteur. La demande est dynamique. "En ce moment, on vend davantage qu'on facture chaque mois" a ainsi résumé le président Godefroy de Bentzmann. Résultat : 51 % des entreprises membres interrogées ont indiqué que leurs équipes étaient plus occupées au 1er trimestre de 2018 par rapport au trimestre précédent (seulement un tiers faisait la même réponse il y a un an). 

Pour comprendre cette dynamique, le Syntec et le cabinet d'études IDC réalisent une étude auprès d'un panel d'entreprises clientes pour comprendre quelles sont les forces expliquant cette dynamique. Si l'on trouve évidemment la transformation numérique des entreprises qui entre d'ailleurs dans une phase de maturité, l'autre moteur de la croissance est un acronyme de quatre lettres parfois critiquées : la RGPD. 

 

La transformation digitale atteint le moteur de l'entreprise 

Mais revenons à la transformation digitale. 9 entreprises sur 10 (89 % précisément) interrogées par IDC travaillent sur leur transformation numérique. Ces projets concernent dans 43 % des cas la mise au point ou l'adoption de nouveaux modèles économiques via le numérique. En 2016, cela ne représentait que 20 % de la dépense liée à la transformation digitale. Pour les dépenses liées à l'efficacité opérationnelle, on est passé de 58 % des dépenses en 2016 à 34 % des dépenses en 2018, tandis que la part de l'expérience client restait stable (22 et 23 %).

L'évolution de la composition de la demande des entreprises clientes au bénéfice de nouveaux modèles économiques indique que de plus en plus entreprises n'utilisent plus le numérique pour changer leur process interne ou vis-à-vis de leurs clients, mais se réinventent complètement. Parmi les nombreuses données fournies par cette étude, on notera par exemple, que sur le segment du conseil en technologie, 62 % des entreprises interrogées ont indiqué que les prestations dans le domaine des objets connectés étaient un moteur de la croissance. 

Côté RGPD, la date butoir du 16 mai 2018 a joué son rôle. Les entreprises ont pris conscience des enjeux et ont donc investi pour répondre aux exigences de ce réglement. D'où un budget de 958 millions d'euros, réparti entre des achats de solutions (37% du total) quand les services constituent le reste de la dépense. 

 

Tensions sur les RH 

Dans ce tableau, il n'est donc guère étonnant que l'ombre au tableau concerne le recrutement et la fidélisation des talents. Ainsi, si 80 % des entreprises du secteur anticipent une croissance de leurs effectifs (on attend entre 55 et 60 000 recrutements en 2018), 52 % disaient avoir des difficultés à fidéliser les collaborateurs. Début 2018, 81 % des entreprises interrogées témoignaient de difficultés de recrutement : c'est 20 points de plus qu'à la mi 2017, date à laquelle ce taux était de 61 %.

Le Syntec se félicite des mesures prises par ses membres. Ainsi, les entreprises du Syntec numérique ont signé 9 180 contrats de professionnalisation en 2017 (contre 8 040 un an plus tôt) ou ont accompagné 4 860 grâce à la préparation opérationnelle à l'emploi individuelle en 2017 (2 600 en 2017), un dispositif proposé par Pôle Emploi. 

La dynamique est telle que le Syntec numérique entend enclencher la vitesse supérieure en matière d'emploi. Plusieurs pistes sont évoquées : la fédération souhaiterait accélérer sur les actions en matière de reconversion professionnelle et annonce une vaste opération pour attirer davantage de femmes dans un secteur où elles sont très peu présentes. Le Syntec numérique a aussi indiqué qu'il aimerait négocier une nouvelle convention collective prenant acte de la conjoncture économique. Car désormais, ce sont les salariés qui font le marché : ils sont tellement recherchés qu'ils peuvent en moyenne "choisir" leur employeur. 

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle